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 Un manoir dans les Highlands

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Mélissange
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MessageSujet: Un manoir dans les Highlands   Mer 25 Juil - 20:16

[Entrée depuis Gare du Nord]

Le tic tac si familier de la vieille horloge à balancier résonnait sur les murs du manoir, les vieux ressorts grinçant sous l'effort, les secondes s'égrainnant lugubrement. Melissange en resta pétrifiée sur le pas de la porte, les yeux perdus sur le vaste hall d'entrée d'un autre temps, les blasons, armoiries et armures lustrées ornaient les murs, témoins silencieux du passé des lieux.

Le coeur serré et les yeux au bord des larmes, jamais le "home sweet home" n'avait prit autant de signification qu'à cet instant précis.

Lâchant sa valise et son sac, elle se mit à avancer dans les vastes couloirs, avant de se mettre à y courir comme l'enfant qui l'avait si souvent fait, hurlant à qui voulait l'entendre qu'elle était revenue, qu'elle était là. Mais cette fois aucun rire dans la voix, juste une profonde supplique ampli de désarroi.

Et si il n'était pas là ?

"Ne cours pas comme ça, tu vas encore casser un vase !" La voix de Merritt lui broya le coeur, la figeant comme elle l'avait toujours fait. Flegmatique, grave, paternelle mais si réconfortante. Elle ne chercha pas à répondre par une pique où comme elle l'aurait fait autrefois, lui infligeant le supplice du bruit d'un chine brisé, cette fois au contraire, elle resta silencieuse, ravalant un sanglot, essayant de rester digne alors qu'elle pénétrait dans le petit salon qui n'avait lui aussi guère changé depuis plus d'un siècle certainement.

L'âtre brulait, le bois craquant sous les flammes, l'odeur du thé chatouilla avec délice ses narines, la rappelant à bien des souvenirs. Elle sourit en repensant aux cookies qui l'avaient toujours attendu sur ce petit guéridon avec une tasse de chocolat.

Rien n'avait changé...Une main sortie de derrière le chesterfield de cuir brun lui fit signe d'avancer, ce qu'elle fit avec empressement bien que timidement.

Il était là dans son fauteuil, en véritable Lord de sa majesté la reine Victoria, dans sa veste d'intérieur en velours cramoisi qu'il appréciait tant, la chemise défaite d'un bouton, sa lavallière savamment débraillée, les jambes croisées, le Times dans la main, une tasse de thé de l'autre, son regard bleu glacé l'observant avec deception.

Elle en aurait pleuré, elle n'en détourna juste que son regard, le plantant dans le sol comme espérant s'y cacher à jamais.

"Je ne veux pas y retourner..." Murmura t'elle d'un air enfantin, le regard toujours baissé, ne prenant même pas la peine d'essayer de se justifier, de toute manière, il n'écouterait pas où tout du moins semblerait ne pas l'écouter.

Il reprit la lecture de son journal, le faisant claquer pour le redresser.

"Comme vous voudrez." Se contenta t il de répondre avec un détachement irréel, la laissant bouche bée alors qu'elle se risquait à lever un oeil sur lui.

"Ne me jugez pas ! Vous auriez dû être à mes cotés... Vous n'avez pas idée de ce qui se passe à la cours de Paris ! Vous n'aauriez pas dû me laisser seule !..." Elle continua de pester, râler, plaider pour une cause qu'elle savait pertinemment lui échapper. elle lui raconta la vie à la cour, les combats et intrigues dans le moindre détail. Tout ce qu'elle eut pour réponse fut le bruit de la page se tournant et une gorgée de thé avalée.

D'une main elle abaissa le journal.

"Je ne m'y sent pas à ma place tout simplement !"

La pendule de l'entrée sonna le quart sur le sourire en coin d'un sire visiblement amusé. Encore une fois elle avait fait à elle seule les questions et les réponses, se lançant dans un plaidoyer inutile qui n'avait pas été demandé.

"Comment ça comme je veux ?" Elle resta coite, honteuse de s'être emportée aussi facilement.

"Vous avez raison, nous en parlerons plus tard..." Elle s'éloigna pour gagner sa chambre, alors que Lord Merrit redressait son journal. Son téléphone vibra dans sa poche, elle lu le texto d'un inconnu concernant la coterie.

S'adossant au mur du couloir, elle resta les yeux rivés sur le message, les mots dansant sur son regard flouté par des larmes de sang. En quoi pourrait elle bien leur servir, Isabelle avait raison, c'était du suicide...


Lord Merrit


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Mélissange
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MessageSujet: Re: Un manoir dans les Highlands   Jeu 26 Juil - 12:13

A peine arrivée dans sa chambre, Mélissange s'écroula sur son lit, un mouchoir tremper de liquide rougeatre entre ses doigts, son téléphone dans l'autre.

Sa valise était rangée à coté de la porte, son sac posé délicatement sur une chaise, ce qui lui arracha un sourire avant qu'elle n'éclate de nouveau en sanglots.

Une bonne heure passa avant qu'elle ne daigne se relever, remettre un peu d'ordre dans sa chevelur et sur ses joues puis elle se glissa à son bureau.

Ouvrant son portable, elle savait déjà ce qu'elle allait chercher.

Spoiler:
 

Qui que ce soit qui avait un intéret à cacher une bonne partie des archives, avait dû laisser une trace ou déplacer les fichiers.
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MessageSujet: Re: Un manoir dans les Highlands   Jeu 26 Juil - 12:13

Le membre 'Mélissange' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dés 10 faces' : 4, 7, 7
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Mélissange
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MessageSujet: Re: Un manoir dans les Highlands   Ven 27 Juil - 12:22

La liaison était mauvaise, l’ordinateur brillant par sa lenteur, la jeune femme décida de le laisser travailler seul à la recherche de fichiers pendant qu’elle descendait à la bibliotheque de Merrit.

Tout le sous sol du manoir n’était qu’une immense archive ouverte sur le monde, rayonnages s’élevant à en donner le vertige, étagères bien fournies, meubles de verre contenant les ouvrages délicat ou les artefacts précieux. Les lieux n’avaient rien à envier au sous sol du vatican et encore moins aux archives du Louvres.

Debout au milieu du monument de savoir, Mélissange réfléchissait, par où devait elle commencer ? Tellement de choses à voir, à chercher, à connecter.

“Si seulement je pouvais tomber sur le pillier des Nautes ! Je me contenterai même des restes d’un sacrifice !“ Elle sourit, perdue dans ses pensées “J’aurai dû choisir Saint Petersbourg !”

“Qu’est ce que tu reproches à Paris ?” La voix flegmatique de Merrit la fit sursauter alors qu’il prenait place dans un récamier.
“Trop de français...” Se mit à rire la jeune femme tout en le rejoignant.
“Par où commenceriez vous ?”
“C’est à moi que tu demandes ça ? Tu connais ma patience, j’aurai déjà commencé à creuser !” Se moqua t il avec un sourire en coin.
“As tu relu Henri Sauval ? Je pense qu’il pourrait te mettre sur la voie.” Proposa t’il tout en se levant pour fouiller la bibliotheque “Il a passé sa vie à compiler les archives de Paris...Je dois l’avoir quelque part...” Il fouilla les rayons pendant que la jeune femme levait les yeux au ciel et dodelinait doucement de la tête. Quand Merrit se déciderait il à ranger selon une méthode logique plutôt que comme son coeur l’entendait !
Il finit par sortir un livre et venir le tendre à Mélissange.

“Traité des bordels ?” Elle explosa de rire tout en haussant des sourcils faussement courroucée.
“Moquez vous, monsieur !” lui lança elle tout en se levant pour chercher elle même.
Elle sortie rapidement un livre poussiéreux puis alla se rasseoir sur le récamier, levant délicatement les jambes de Merrit qui avait déjà prit ses aises, avant de les reposer sur ses genoux.
“Histoire et recherches des antiquites de la ville de Paris” Un sourire radieux illuminai son visage. “C’est toujours un début, mais je n’y trouverai pas ce que je cherche, à la rigueur un chemin à suivre.” Merrit passa une main dans ses cheveux avec un air paternel.
“Je ne doute pas un seul instant que tu y arriveras.” Il se posa contre le dossier du fauteuil puis se lança dans la lecture de la chronique scandaleuse de Paris.

“Vous comptez visiter la capitale ?” Ironisa t elle tout en feuilletant son document.
“Goûter aux vices offerts par la ville lumière, moi ?” Comme offusqué, il replongea dans les écrits, silencieu.
“Il parait que la place Vendôme à ses charmes.”
“Merrit ! “ Faillit s’étouffer la rose “Comment ? …” Toujours plongé dans son ouvrage, le Lord afficha un rictus de contentement.
“Travaillez donc un peu au lieu de cancaner...” La coupa t’il, visiblement prit par sa lecture.
Mélissange lui lança un regard noir puis se lova à son tour, comme elle le put dans le fauteuil bien peu confortable pour deux. Elle aurait pu rejoindre un autre petit divan, mais elle aimait bien trop se retrouver à ses côtés, se sentant quasiment invincible et sachant ne rien avoir à craindre.
Les poutres de bois craquèrent, la lampe à huile vascilla. C’était si agréable de savoir que rien d’autre ne pouvait être imprévisible dans cette antre isolée de tout, même du temps.

Ici, pas de scandales, pas de combats, pas de pédant petit ange prêt à occir quiconque le défierait à l’aide de ses hideuses créatures, juste le bruit du vent et les yeux de Merrit la fixant derrière les pages d’un livre qu’il devait connaître par coeur.

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Mélissange
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MessageSujet: Re: Un manoir dans les Highlands   Mer 29 Aoû - 13:41

L'horloge continua d'égrener les heures alors que l'histoire de Paris défilait dans les grands yeux noisettes de Mélissange. La louverie...Il faudrait peut être creuser un peu plus dans ce sens, même si, à vrai dire, elle n'avait plus trop envie de s'attarder sur cette étude qui l'obligerait à quitter le nid douillet pour retourner dans les jupons souillés de la capitale maudite.

Son regard se porta sur son Sir, il paraissait complètement happé par l'histoire des bordels et ne plus se soucier de la jeune femme lovée contre lui. Elle sourit dans le vide puis sentit le galant vampire vibrer.

Portant une main à sa poche, il en sortit le portable de la rose afin d'en lire le message sans aucune gène.

"Merrit !" Le fustigea t elle tout en se relevant d'un bond tout en lui arrachant l'appareil des mains.

"Comment osez vous fouiller dans mes affaires !"

Il se replongea dans sa lecture sans ciller, allongeant de nouveau ses jambes sur le long fauteuil.

"Un père n' a t il pas le droit de surveiller sa progéniture indocile ?" Il haussa juste les sourcils. "Ce Daragon est votre planche de salut...Filez donc au lieu de jouer les ermites, cela ne vous sied guère !" Il tourna la page du livre.

"Je n'en ait nulle envie. Je préfère rester à vos cotés..." Elle fit la moue, luttant contre sa curiosité maladive qui la voyait déjà sautant à bord du premier train pour Paris. Elle se mordilla les lèvres, qu'avait bien pu trouver le masque pour le forcer à la contacter alors qu'il ne voulait plus avoir affaire à elle ?

"Ne me forcez pas jeune fille !" Merrit était planté devant elle, à un souffle de ses lèvres, ce regard noir de colère qu'elle ne connaissait que trop planté dans le sien.

"Croyez vous que je ne sais pas ce que vous faites de vos nuits à Paris et surtout l'affront que vous avez commis envers le sénéchal de cette ville au risque d'entacher notre clan !" La saisissant à la gorge, il la plaqua au mur, les pieds suspendus dans le vide.

"Dois je vous rappeler ce qu'en coûte tout écart de conduite ?" Un large sourire pervers se dessina sur les lèvres du gentleman alors que ses crocs s'abaissèrent sans douceur sur le cou de Mélissange, lui arrachant un cri de douleur qui le fit frissonner.

"Vous m'avez tellement manquée mon ange." Des mains commencèrent à se perdre sur le corps transis d'horreur, elle n'avait pas le temps pour ça, elle devait rejoindre les archives, savoir...Oh oui ! Elle devait savoir ce que Stanislas y avait trouvé. Son jean tomba à terre alors qu'elle se retrouvait le visage écrasé contre le mur de pierre de la bibliothèque, des mains fouillant le moindre recoin de son intimité.

Ne pas y penser, focaliser toutes ses pensées sur les recherches. Oui, c'était mieux ainsi, oublier les griffes déchirant la peau tendre de son dos et cette virilité envahissant les interdits. Le seul moyen de ne pas sombrer dans la folie apres de tels actes subits ? Se jeter à coeur perdu dans une quête impossible...Rager de savoir qu'un masque avait trouvé une réponse alors qu'elle n'y avait vu que des impasses. C'était la meilleure des défenses depuis si longtemps déjà...Dix ans ? Quinze ans ? A quoi bon compter, l'éternité devenait aussi un chiffre.

Ses poignets la firent souffrir et elle se sentit traîner vers les sous sol. "Merrit..." Eut elle tout juste le temps de supplier d'une voix éteinte alors qu'un morceau de son pull s'enfonçait dans sa bouche.

Le tic tac de l'horloge était étouffé par les gémissements du vampire tout entier versé à son labeur, Mélissange égrenant les secondes qui devinrent des heures, jusqu'à ce que la torpeur l'emporte enfin.

Retirant le corps pesant de son amant, elle se redressa sur la table de bois, effarée un bref instant par la quantité de sang s'y trouvant. Elle défit ses liens, plongea silencieusement dans les yeux de Merrit.

"Je dois y aller..." Le silence fut brisé, Merrit se contenta d'acquiescer. Il n'en attendait pas moins...Le corps broyé, l'âme brisé, elle déposa un tendre baiser sur les lèvres ensanglantées puis fila se préparer. Le manoir lui semblait devenu hostile tout à coup, autant qu'il lui avait semblé la première fois où il lui avait fait fouler le sol de la grande salle regroupant son ignoble collection...


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