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 Rue Clovis

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MessageSujet: Rue Clovis   Sam 1 Fév - 15:53

Henri vois en arrivant un homme qui attend non loin d'une voiture noire aux vitres tintées à l'arrière.
Le cordon de police plus loin est toujours en place, mais un brouhaha intense en monte, il y a de nombreux curieux.
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Henri d'Estirac
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Sam 1 Fév - 23:35

[devant le Louvre]

Le deux-roues lui procura une intense sensation de liberté qu'il avait oubliée depuis que l'homme civilisé ne montait plus à cheval. L'engin n'était pas vraiment stable sur le goudron parfois inégal; il essaya de compenser par son assiette comme le ferait un cavalier. Passablement échevelé, un sourire radieux aux lèvres d'avoir vécu une nouvelle expérience à son grand âge, le Gascon s'engagea jusqu'à la rue Clovis.

Il y avait beaucoup de bruit, effectivement. Le quartier latin était peuplé d'étudiants prompts à chahuter au premier incident venu. C'était une tradition depuis que la Sorbonne était née... Au XIIIème siècle. A l'époque de la Fronde il avait raccourci quelques têtes d'étudiants en droit dans le quartier révolté. Néanmoins le Prince l'avait chargé d'une mission qu'il devait traiter en toute diplomatie. Son sourire charmeur bien en place, il s'approcha du cordon de sécurité plutôt que de la voiture: autant avoir un rapport circonstancié plutôt que de foncer droit au but en commettant un impair.

"Allons, allons, messieurs, que se passe t-il?" demanda t-il aimablement aux agents pour faire baisser une potentielle nervosité dans leurs rangs, désignant le véhicule d'un coup de menton.
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Lun 3 Fév - 15:05

Les policiers regardèrent l'homme en costume arriver sur un scooter du coin de l’œil leurs attentions étant porté vers l'extérieur du cordon de sécurité. La brume les avaient obligé à repérer au son le nouvel arrivant avant de pouvoir le voir. Ils ne bougèrent pas d'un pouces fixant simplement leur regard sur l'homme qui étaient au côté de la voiture l'instant d'avant et qui approchait à présent en tendant la main à Henri.

"Bonsoir monsieur..."


Il fit signe au Gascon de le suivre à l'écart des oreilles indiscrètes.

"Je suis Stéphane Dartois, un amis de monsieur Parménion. Êtes vous monsieur d'Estirac ?"


Comme Henri lui fit signe que oui, le policier poursuivie.

"J'ai accé à la radio sécurisé, via mon oreillette monsieur, tout se qui s'y dit ne sort pas de ma tête n'aillez aucune crainte, c'est le cordon de Police qui m'a contacter via leur radio sécurisé. D'ailleurs je vous en confie une si vous le voulez bien."


Il lui tendit un appareil.

"Je me suis permit de renvoyer Mimi à son poste puisqu'elle n'aurait su satisfaire au besoin qui se pose en cet instant."


Stéphane glissa un regard vers la voiture.

"Il s'agit de Jean Tiberi, actuellement Maire de cet arrondissement, de plus il y réside et il ne crois pas un traitre mot de l'explication officiel. Il veux rejoindre son domicile et me fait vous dire qu'après avoir été maire de Paris il est trop habitué aux mensonges qui servent de couverture pour d'autres affaires."


Il fit une pose montrant son mécontentement contre cet opportun et contre lui même de ne pas avoir su le convaincre sans faire appel à une aide supérieur.

"Je l'ai convaincu d'attendre avec son chauffeur dans sa voiture, mais sa patience semble avoir de limites très courtes."
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Henri d'Estirac
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Lun 3 Fév - 22:36

Henri descendit de sa monture motorisée puis écouta Dartois tout en recoiffant son catogan qui avait perdu quelques mèches dans sa folle course. L'homme lui sembla avoir pris les bonnes dispositions au bon moment. Et lorsque sa maîtrise de la situation avait montré ses limites, il avait su demander de l'aide. Il accepta la seconde oreillette qu'on lui tendait. Fichtre, le voilà connecté par les deux esgourdes! 

Jean Tibéri... Il ne connaissait pas cet homme, ce qui est tout à fait normal pour un caïnite qui ne s'intéresse que de très loin à la politique des mortels. Cependant son nom d'origine méditerranéenne lui évoqua instantanément les magouilles financières et le maquis, la faute à une trop longue résidence sur la Riviera sans aucun doute et une mauvaise opinion des Corses qui lui venait de la Révolution. Puis une information le fit tiquer: ancien maire. Ah, la voilà l'explication. Monsieur avait perdu sa place et voulait jouer les importuns importants, quitte à se mettre en danger et à compromettre toute l'opération. 

"Quand vous dites qu'il est habitué aux mensonges qui servent de couverture... Il est au courant pour...? " Il agita discrètement l'index pour désigner tour à tour la goule et lui. Malgré le brouhaha et le fait qu'ils soient loin d'oreilles indiscrètes, il préféra ne pas parler de la Camarilla en public.

Une fois que la goule lui ait répondu -par l'affirmative ou la négative- il se dirigea d'un pas assuré vers la voiture de fonction, ouvrit grand l'une des deux portes arrières et s'installa lestement sur la banquette à côté de monsieur Tibéri. Il comptait bien sur son charme personnel afin de convaincre l'échevin de quitter les lieux le plus rapidement possible.


"Monsieur Tibéri, je présume. Je serai votre interlocuteur ce soir, monsieur d'Estirac." dit-il en tendant sa main droite, un sourire agréable aux lèvres. "Je suis impressionné par votre courage. Venir ici! Affronter le danger pour calmer la populace et assurer votre soutien aux forces de l'ordre, voilà qui force le respect." Un homme politique ne cesse jamais d'aimer les flashes et les caméras. Henri préféra jouer sur cette corde sensible plutôt qu'en intimidant inutilement un individu apparemment mal embouché.
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Mar 4 Fév - 0:22

Stéphane fit signe que non et regarda s’éloigner le vampire.

Jean Tibéri:
 
Dans la voiture noire l'homme sur la banquette arrière fut surpris de l'intrusion, mais retiens une remarque salé. Le chauffeur se retourna et posa son regard sur le maire pour savoir si il devait intervenir. Jean lui fit signe que c’était bon.

"Bienvenue dans ma voiture monsieur d'Estisac, je vous remercie pour le cirage, mais lorsque j'en ai besoin je confie mes chaussures à un cordonnier. Je ne voudrait pas que vous vous rabaissiez a cette basse besogne."


Il ponctua sa saillie d'un sourire peux naturel.

"Toutefois si vous avez besoin que je m'exprime devant les caméras et les personnes présente je pourrais prendre quelques minutes pour vous aider.
Nous sommes dans le même camps, nous souhaitons protéger la population."


Cet fois il lui sourit un peux plus naturellement.

"Mais je ne suis pas de ceux que l'on peux berner, si je vous rend se service j'aimerais que vous me laissiez aller à mon domicile pour mettre mes pieds douloureux dans de confortable pantoufle après cette longue journée de travail."[/color]

Monsieur Tibéri ouvrir l'acoudoir qui se trouvait au millieu de la banquette.

"Voulez vous un verre pour vous donner du courage en ce début de nuit qui s'annonce longue et dure pour vous ?"
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Henri d'Estirac
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Mar 4 Fév - 22:51

Henri se mordit la langue pour ne pas répondre lestement à cette grenouille qui voulait se faire aussi grosse qu'un bœuf. A sa décharge, il croyait parler à un simple conseiller en communication. Mais Henri n'était pas de cette trempe; il appartenait à la race des seigneurs et qui plus est, de ceux de la nuit. Ce Tibéri n'avait aucun droit à s'adresser ainsi à un caïnite, même un néonate. Il n'était même plus maire de la capitale. Pire encore, il avait écorché son nom... Le champ lexical de ses réflexions était très axé sur le pied. Monsieur Tibéri serait-il fétichiste en plus d'avoir un égo au moins égal à celui du Toréador? Celui-ci voyant que le miel de ses paroles n'avait aucun effet décida de passer à la vitesse supérieure. Et pan! Il envoya une décharge de présence amicale à la figure du politique.


"Monsieur Tibéri, je serais à jamais votre débiteur si vous vouliez parler aux médias afin de rassurer la population. Les paroles d'un homme de votre charisme auront bien plus de poids que celles d'un vulgaire attaché de presse ou d'un préfet. Par ailleurs, si je puis me permettre, il serait opportun qu'en cette période électorale votre voix se fasse entendre. Quant au danger, il est réel. Ce serait une tragédie pour la France que de perdre l'un de ses élus qui a encore tant à apporter à ses concitoyens. Mais soyez assuré monsieur le Maire, que vous serez le premier renseigné lorsque vous pourrez rejoindre votre domicile. Je vous apporterai moi-même vos pantoufles s'il le faut."

Franchement, que ne fallait-il pas faire pour un mortel, plébéien corse de surcroît! Henri regrettait le temps où tout se réglait au fil de l'épée, c'était autrement plus rapide. 

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Mer 5 Fév - 18:32

C'était parfait, sa manœuvre avait fonctionné, il avait la possibilité de s'exprimer devant les média et en plus on lui en serait reconnaissant.Il ne pouvait que se ranger à l'avis de l'homme au scooter.

"Vous parlez d'or monsieur d'Estisac ! Je vais attendre ici que vous mettiez tout en place pour mon intervention, se sera un plaisir que vous restiez non loin pour que je puisse vous saluer avant mon départ."

Il rangea la bouteille sans servir de verres puisque son "invité" n'avait semble t'il pas l'intention de boire. Puis releva la vitre de discrétion entre l’habitacle du chauffeur et l'arrière de la voiture. Cette manoeuvre prit quelques secondes qui restèrent silencieuse.

"Cependant j'aurais espéré que mon statu et le service que je vais rendre me donnerait le droit de connaitre la vérité sur les événements qui se déroule au pied de ma porte... J'irai ainsi dormir sur mes deux oreilles dans un hôtel ce soir en sachant que tous est en de bonne mains et pendant votre courte absence je pourrais rassurer ma femme qui doit se faire un sang d'encre pour notre appartement."

Jean fit mine de sortir son téléphone portable, prêt a entendre les confidence de son interlocuteur.
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Henri d'Estirac
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Jeu 6 Fév - 1:28

Le problème avec le charme de la Présence, c'est que l'on devient l'objet de l'amitié ou du désir de sa victime. Henri n'avait guère envie de tenir compagnie plus que de mesure à Tibéri. Le soldat jouait les plénipotentiaires, ce qui avait le don de l'exaspérer au plus haut point. Comme il aurait aimé voler au secours du Prince dans le Panthéon plutôt que de faire des ronds de jambe! Mais Sa Majesté lui avait assigné une mission aussi délicate que pénible dont le Toréador s’acquittait de son mieux, continuant d'envoyer des ondes révérencieuses à son interlocuteur. 


"Je ferai tout mon possible pour rester auprès de vous." Il eut un petit air contrit en désignant les verres. "Je ne bois jamais, surtout en service."

C'était biensûr un mensonge. Il buvait, certes, mais avait une préférence pour l'hémoglobine plutôt que pour les spiritueux qui lui semblaient infects. Avec un grand sourire il fit signe d'un geste de la main à l'ancien maire de Paris de ranger son téléphone.


"Monsieur Tibéri, il est inutile d'alarmer votre épouse. Les femmes sont généralement sensibles à tout ce qui peut toucher leur intérieur et ce que j'ai à dire serait de nature à lui faire craindre le pire." Puis il prit un ton plus sérieux. "Vous souvenez-vous de la vague d'attentat dans le métro?"

D'Estirac l'ignorait, mais cette période dut être un véritable cauchemar pour Tibéri. Jacques Chirac élu Président, il laissait le siège de maire de Paris en mai 1995 à son cher ami Jean. En juillet de la même année eu lieu le premier assassinat; ensuite les attentats s'enchaînèrent jusqu'en octobre, plongeant tout Paris dans la psychose, du citoyen lambda aux plus hautes instances de la république. 


"Quelqu'un a réellement piégé le Panthéon d'une ou plusieurs bombes. Comment et pourquoi sont des choses encore à déterminer. Nous ne pourrons connaître les réponses à ces questions que lorsque nous pourrons désarmer les engins explosifs. Mais menacer les Grands Hommes de la République n'est pas anodin. C'est notre culture et nos racines que l'on veut abattre. L'arrondissement abrite nombre de décideurs économiques et politiques; il y a aussi la Sorbonne et le lycée Henri IV qui forment les élites de demain. Les terroristes ont voulu frapper au cœur de nos valeurs. Je ne suis pas moins déterminé qu'eux. Ma mission est de protéger ceux qui pourraient devenir leurs victimes, dont madame Tibéri."

Henri jugea que c'était un beau discours qui inspirerait sûrement quelques idées à l'ancien maire devant les caméras. 

[HRP: cliquez ici pour les attentats du métro parisien]
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Jeu 6 Fév - 14:22

Tibéri afficha un air horrifié, évidement qu'il se souvenait, ces événements avaient marqué le début de son mandat de maire, mais ne prenant jamais le métro il n'avait jamais était directement menacé !
Ainsi la raison officiel était elle vrais !

"Ne perdons pas de temps avant d'informer nos concitoyens."

Le maire du 5ème arrondissement sortie de sa voiture et en attendant qu'Henri le rejoigne ajusta son manteau. Lorsque ce fut fait, fière comme un coq, il s'avança vers le cordon de sécurité le dépassa et attendit que sa notoriété attire les médias.
Une fois qu'il y eu suffisamment de micro et de caméra braqué sur lui a son goût il prit la parole. Sous la pluie de questions qui lui était adressé.
Il répondit en compilant se qu'on lui avait déjà dit et se qu'il venait d'apprendre.

"Bonsoir à tous, c'est le cœur lourd que j'ai appris que la sécurité des Parisiens est menacé, il semblerait que la manifestation étudiante qui à eu lieu cette après midi même à permit à des personnes malveillante, de profiter du désordre engendré dans les environs du panthéon pour y poser des bombes. C'est pour la sécurité de tous, que la police et moi même avons décidé d'établir un large périmètre de sécurité autour de la zone incriminé.

Des spécialistes sont a pied d’œuvre pour sauver ce magnifique arrondissement riche de son histoire passé, présente et futur.
A cette heure il n'y a pas eu de revendication. Mais menacer les Grands Hommes de la République n'est pas anodin. C'est notre culture et nos racines que l'on veut abattre.
Le 5ème arrondissement, dont je suis maire, abrite nombre de décideurs économiques et politiques; il y a aussi la Sorbonne et le lycée Henri IV qui forment les élites de demain. Les terroristes ont voulu frapper au cœur de nos valeurs. Je ne suis pas moins déterminé qu'eux. Ma mission est de protéger ceux qui pourraient devenir leurs victimes."

Il fit une pose dans son discours enflammé largement inspiré des mots de son nouvel amis et conseillé et reprit d'un air apathique sur le ton de la confidence.

"Comme vous chers concitoyens je me sens directement menacé par cet tentative d’attentat, je ne peux me félicité que les projets mis en œuvre et été découvert avant que le pire se produise. Nous prendrons toutes les disposition pour qu'un tel acte ne se reproduise pas.
Comme vous ce soir je devrait trouver un autre logement pour la nuit. Restons uni..."

Un brouhaha de questions et d'indignation s'éleva de la foule. Une personne prit la parole, c'était une jeune femme au charisme certain dont la voix portait mieux que les autres. Une chance dans le milieu du journalisme.

"Monsieur Tibéri, ce soir vous dormirez à l’hôtel, mais tout les citoyens n'ont pas les moyens de passer une ou deux nuits hors de leur logement ! Qui va payer ça ?"


Dépassé par la question et ne souhaitant pas allégé le coffre de la mairie de la sommes d'argent qu'il faudrait pour héberger tout les "sans abris", il passa la patate chaude à son nouvel ami.

"Tout est organisé, Monsieur d'Estisac ici présent va vous expliquer l'organisation et les démarches à suivre."

Il se tourna vers Henri.

"Monsieur je vous laisse la parole."


Il se glissa derrière Henri plein de la nouvelle confiance qu'il avait placé en lui. Les caméra et projecteur se braquèrent sur le vampire.
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Henri d'Estirac
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Lun 10 Fév - 23:37

Henri regardait à droite et à gauche, espérant apercevoir sa consœur Harpie afin de lui refiler cet encombrant paquet. Il suivait distraitement d'une oreille ce que disait monsieur Tibéri; cela n'avait rien de nouveau pour d'Estirac qui en connaissait les arguments pour les avoir prononcés. Il fut surpris lorsque toutes les caméras et micros se tournèrent vers lui. Eh quoi, Tibéri lui laissait la vedette? Et Cathy qui n'était pas là!

Henri aimait à faire son important, mais uniquement en bonne compagnie, caïnite s'entend. Les vaines agitations des mortels ne l'intéressent que fort peu. Il est même assez pédant pour se sentir exaspéré lorsque le buffet s'intéresse à lui: pour vivre heureux il faut vivre caché, et à l'heure d'internet cette maxime valait d'autant mieux. A l'idée que des millions de téléspectateurs le scrutent et le reconnaissent ensuite, d'Estirac ressentit comme une légère angoisse. Continuant à inonder son entourage de Révérence, il opta pour une attitude affable et plus discrète que d'habitude. Ce n'était plus le flamboyant spadassin, mais une sorte de conseiller en communication en costume trois pièces qui s'exprimait. 

"Oui, merci monsieur le maire. Nous ne pouvons que conseiller à tous les résidents de trouver un abri sûr pour la nuit puisque l'opération de déminage devrait durer jusqu'à au moins demain matin. Et nous lançons un appel au calme à tous les parisiens: le danger est en passe d'être écarté. Quant à l'enquête, il faudra quelques jours à la police pour que le dossier suive son cours. Nous recommandons aux résidents des rues adjacentes à la place du Panthéon de contacter leurs proches ou amis afin d'être logés ponctuellement pour la nuit. Pour ceux qui n'auraient pas la chance d'avoir des contacts sur Paris -je pense particulièrement aux étudiants étrangers de la Sorbonne logeant à la cité universitaire- la mairie de Paris met évidemment à leur disposition les Gymnases de Paris situés à quelques rues d'ici, n'est-ce pas monsieur Tibéri?"  

Il envoya une vague amicale à l'homme politique, se décalant un peu pour qu'il soit dans le champ des caméras. Pendant ce temps, le Toréador réfléchissait à toute vitesse. Organiser une pyjama party pour les mortels demandait un peu plus de moyens que la mairie du 6ème pouvait se le permettre. Certes, la mairie était riche mais les agents étaient chez eux et ne pourraient que difficilement venir. Il fallait une cellule d'urgence.


*Qui était donc ce candidat à la mairie qui s'était affiché auprès de Parménion? Il avait un nom de philosophe de la renaissance... Montaigne. En se mettant en avant, il pourrait gagner quelques voix et en plus il se rendrait utile.*

D'Estirac envoya un SMS rapide à Cathy qui avait sûrement le numéro de téléphone du candidat dans son vaste annuaire tout en écoutant, intrigué, ce que Tibéri avait à rajouter devant les caméras.
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Jeu 13 Fév - 16:54

HRP:
 

[Arrivé de la rue Clotilde]

C'est une Cathy au visage changé qui apparue au coin de la rue. Henri pouvait sans problème la reconnaitre malgré la différence d'apparence. Elle avait à présent la mâchoire beaucoup plus large et un nez en trompette. Une personnage ne connaissance pas les pouvoir vampirique aurait crus avoir à faire à une sœur ou cousine de Cathy tend elles se ressemblait sans être pareil.

Elle attendit que son homologue Harpie s'écarte de l'agitation et s'avança vers lui avec un visage impassible après un regard en coin vers l'ex maire de la ville.

"Bonsoir, j'ai prévenue Montaigne comme vous me l'avez demandé. Tibéri n'est pas encore partie ?"
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Mar 25 Fév - 23:29

Taïaut! Une femme ressemblant très fortement à Cathy Schmit venait de faire son apparition à ses côtés. L'ancien garde de Mazarin traita cet ange déchu tombé du ciel avec la plus grande déférence. La Harpie maîtrisait bien mieux que lui la communication publique du XXIème siècle; elle ne semblait pas troublée outre mesure par le comportement agressif des journalistes aboyant leurs questions, prêts à sauter à la gorge de leur proie comme des chiens pendant la curée. Henri avait éprouvé ses limites avec ces individus. Il préférait les salons feutrés des grands hôtels et des immeubles particuliers à la cacophonie horriblement plébéienne. Il l'entraîna un peu plus loin, afin de ne pas être entendu des journalistes, même s'il garda un langage propre à préserver la Camarilla.


"Merci Seigneur, vous avez réussi à vous libérer. Je ne puis exprimer la félicité qui est la mienne de vous revoir. Je crains que la situation soit délicate pour le briscard que je suis. Monsieur Tibéri a ressenti le danger de cette attaque terroriste et l'intérêt qu'il y avait à s'adresser à la population afin qu'elle garde son calme. Tout naturellement il s'est tourné vers moi -devant les caméras- prenant à témoin les journalistes afin de reloger les quelques hères qui devraient passer la nuit sans toit sur leur tête. J'eus l'idée de proposer les Gymnases de Paris, tout proches. Mais je n'ai aucune autorité pour les faire ouvrir, ni la possibilité d'organiser ce relogement en urgence, aussi je vous ai demandé de contacter monsieur Montaigne, qui saura valoriser son aide auprès des électeurs. Vous me voyez fort embarrassé que cette affreuse affaire ait pris de telles proportions."   

Et en effet, le visage du Toréador était chiffonné d'une vilaine moue due à sa profonde contrariété. Il avait été exposé au monde, ce qui l'avait bien plus ennuyé que les tracas que lui causaient l'ancien maire de Paris. Il espéra que son homologue reprendrait la main concernant les médias télévisuels et les photographes.
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Cathy Schmit
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Jeu 27 Fév - 21:28

Le regard de Cathy s'assombrit légèrement en écoutant Henri, elle eu un geste désinvolte de la main lorsque celui ci fini de parler.

"Ne soyez pas désolé, je pense en effet que tout comme Tibéri, Montaigne sera tirer partie de tout ceci. Ils sont tout deux fait pour ce genre de choses. S'il se mettait à pleuvoir de la merde, ils trouveraient encore une solution pour tourner ça en leur faveur."


A l'instant où elle parlait un pigeon mort s'écrasa a quelques pas d'eux. Cathy pu en remarquer quelques autres.

"Oh ?! -elle s'approcha et poussa l'animal du pied. - Voila qui devrait éloigner les derniers curieux. Pensez vous que nous aillons des masque à gaz ?"


Un sourire mutin se dessina sur son visage lorsqu'elle posa ses yeux sur le cordons de police. Après une brève discussion avec le contact de Parménion tout les hommes en costume mirent leur masque et en fournir un à Henri et à Cathy. Tibéri ne tarda pas a accourir pour en avoir lui aussi un et de la foule s'éleva un râle de mécontentement et les plus prudents prirent leur jambes à leur cou.

"Mesdames et messieurs, comme vous pouvez le voir nous redoutons une bombe au gaz. La police s'équipe de masque par précaution, mais nous ne pouvons assurer parfaitement votre sécurité si vous restez là. Le mieux et que vous rejoignez au plus vite le gymnase du lycée se trouvant juste ici. -Elle pointa une direction du doigt.- là bas vous serez pris en charge selon vos besoins. La cellule de crise est mise en place par monsieur Montaigne qui a sut agir dans l'urgence.

Encore une fois sachez que nous mettons tout en œuvre pour que le calme se rétablisse au plus vite."


Sur ce elle plaça son propre masque sur son visage fin et se détourna de la foule qui utilisait sa et la écharpe ou foulard pour respirer au travers.

"Nous avons jeté le pavé dans la marre allons nous en la police va prendre le relai."
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Henri d'Estirac
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Ven 28 Fév - 23:08

Cathy Schmit était une femme dans le ton du XXIème siècle. Néanmoins le vieux Gascon avait une certaine difficulté à supporter les vulgarités, surtout si elles sortaient de la bouche d'une femme cultivée. Aussi eut-il un petit air dégoûté lorsque la Harpie prononça le mot de Cambronne. Il le fut encore plus lorsqu'il se mit à pleuvoir des cadavres d'oiseaux morts. "Seigneur! C'est affreux!" lâcha t-il malgré lui. 

Il n'allait certes pas plaindre le pigeon. Ces rats volants des villes comme il se plaisait à les imaginer étaient une véritable nuisance: ils dérangent l'oreille de leurs roucoulement répétitif, ils ont l'air le plus stupide du monde et s'amusent à arroser de leurs déjections les objets d'art urbain ou les habitants, surtout ceux tirés à quatre épingles. Non, ce qui était inquiétant était le rapport entre ce cadavre et le Baali. Ce démon avait-il la capacité de voler la vie des autres à distance? C'était une fulgurance angoissante. Il admira Cathy qui saisit au vol cette occasion afin d'éloigner la populace trop curieuse à leurs gouts respectifs et enfila pour la forme le masque à gaz qu'on lui tendit. 

"Ainsi nous sommes libérés, vous en êtes sûre? Ah! Je ne vous remercierai jamais assez pour votre sollicitude! Je vais faire le point avec les primogènes." cria t-il à travers le filtre de son masque qui n'était pas fait pour faciliter la discussion. Il s'éloigna et trouva refuge à l'abri de la porte cochère d'un immeuble. Là il ôta son masque et communiqua joyeusement à la radio.


"Madame de Sancy, ici d'Estirac. La situation avec la police et les médias est maîtrisée. Je suis à nouveau à votre disposition pleine et entière. Ordonnez madame, et ma monture mécanique mènera le chevalier des temps modernes que je suis là où sied votre bon plaisir."
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Morphée
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Lun 3 Mar - 0:33

Alors que Cathy s'éloignait d'un pas alerte, un homme émergea du barrage, plus ou moins dans le sillage de l'élégante fumeuse.
Drapé dans un grand manteau, il ne cessait de grommeler, et les mots "scandale", "honte" et "inacceptable" revenaient de façon régulière dans ses propos outrés.
Il marchait lentement, très pris par ses propres vitupérations accompagnées de gestes, et fut bientôt distancé par la Harpie en chef.
Il n'en continua pas moins sa route rouspétante vers le Panthéon, dépassant, chemin faisant, le renfoncement où se trouvait Henri.


Biiiip. Ici Morphée, personnification du rêve et des pnj lambdas. N'hésitez pas à me laisser un mp si je tarde à me manifester. Biiiip.
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Henri d'Estirac
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Mar 4 Mar - 1:05

Le Toréador était encore sous sa porte cochère lorsqu'il vit un énergumène traverser la place visiblement énervé. Fichtre! C'était vraiment une nuit où tout à chacun agissait de façon fort étrange. Il était tout à fait remarquable que le peuple perde son sang froid contre les forces de l'ordre, exigeant contre tout bon sens de rentrer chez lui alors qu'un danger menace leur vie. Mais ainsi sont les Parisiens qui s'émeuvent du retard engendré par le suicide d'un malheureux qui s'est jeté sous les roues du Métropolitain plutôt que de s'élever contre la misère morale qui ruine le pays. Depuis les évènements de la Révolution, rien n'émeut plus de vieux Gascon en matière de stupidité humaine et de cruauté. Puisque Cathy n'avait pas détecté l'individu, il signala discrètement sa présence à la radio. 

"Encore d'Estirac, à l'arrière du Panthéon. Nous avons à nouveau un léger soucis, un intrus bien étrange. Je vous contacte tantôt." 

Le sourire aux lèvres, en quelques pas rapides il fut bientôt derrière l'homme qui rouspétait. Il décida d'adopter une attitude ferme mais polie.

"Monsieur! Excusez-moi! Pourrais-je avoir votre attention?" 

Il demeura à une distance de sécurité. Qui savait si cette créature ne dissimulait pas une arme sous son manteau?
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Armand Duplessis
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Dim 9 Mar - 13:38

Tel un mannequin pour la marque l'Oréal, les cheveux bouclés d'Armand firent un mouvement élégant autour de sa tête tandis qu'il dirigeait son regard envoûtant sur... ma foi, au moins l'homme était-il fort agréable à regarder, et n'était-il pas un de ces minables policier.
Il ne répondit toutefois pas au sourire engageant de l'individu, quoique sa coiffure lui plaise beaucoup.
Il fallait rester sérieux, l'affaire était grave.
D'ailleurs, ce visage lui disait quelque chose...
Ah oui ! Le détaché de communication de Tibéri ! Son nom... Ah oui.
Il venait juste de quitter les micros, apparemment. Mais il n'était pas du bon côté du barrage... Humm...

Plissant les yeux, Armand utilisa son talent naturel et son augure pour tenter de comprendre à qui il avait réellement affaire.

Spoiler:
 

Rassuré et satisfait, il s'exclama, en chuchotant férocement, car ils étaient encore trop proches du troupeau vulgaire qui bêlait non loin :

- Mon attention ? Vous demandez mon attention ? C'est moi qui en souhaite, qui l'espère, depuis des semaines maintenant. Figurez-vous, monsieur d'Estisac, que j'ai été ignoré par mon clan et le tout-Paris avec un mépris totalement incroyable. Pire qu'un clochard puant ! Oui, tout à fait ! Alors que c'est moi qui ait révélé la faiblesse de Mélissange de la Ruisselière vis à vis de Boubanos. N'ai-je pas sauvé tout le monde en signalant une trahison ? Et en échange de cet aveu déchirant, qui m'a tant coûté, qu'ai-je reçu ? On m'a jeté dans les abysses de l'oubli !! Moi qui ait été malmené par un démon, menacé par celui qui règne sous Paris, m'a-t-on proposé de l'aide ? Du soutien ? Une protection ou au moins une invitation à résider au Louvre pour veiller sur ma sécurité ? Ou au minimum un remerciement...? Hé bien non ! Rien ! Rien de rien ! Du silence et du mépris !! Pas un appel, pas une visite ! Pourtant, mon refuge n'était pas un si grand secret pour le clan de la Rose. De la Rose ? Laissez-moi rire ! Des ingrats, oui ! Des vilains, des hypocrites ! Pires que des charognards : maintenant que j'ai fait mon office salvateur, je peux bien crever la bouche ouverte, peu leur importe ! Quelle misère, quelle tristesse... Où est passée la noblesse de ce clan ravissant qui a dominé Paris avec élégance et fermeté pendant si longtemps...? Et pourtant, cette noblesse, je veux y croire. Je me suis courageusement rendu au Louvre, ce soir, affrontant ma peur de tomber entre les mains terrifiantes d'un demi-dieu courroucé, et enfin prêt à affronter ceux qui m'ont ignoblement abandonné. Et je tombe sur deux goules insolentes qui m'apprennent que nulle personne d'importance ne se trouve au palais, qu'ils sont tous allés au Panthéon pour se battre. Quelle ne fut pas ma surprise ! Encore un événement fondamental duquel on m'a exclu ! C'est une honte, un véritable scandale ! Oui, je suis un peintre, oui, je suis un talentueux artiste, de ceux qui ont changé leur époque, mais je sais aussi manier autre chose que le pinceau si le besoin s'en fait sentir. C'est le coeur déchiré de chagrin sur la profonde indignité de la praxis que j'ai hélé un taxi pour venir soutenir ceux qui m'ont lâchement chassé de leurs vies. Je suis bien décidé à me battre pour la vengeance et la justice ! Nul ne s'interposera entre ma détermination et mon but ! Et pourtant, quoi ? Lorsque j'arrive, personne ne me laisse passer. Des mortels minables me font rempart de leurs corps !! Et je ne puis laisser libre cours à ma juste colère sans enfreindre la plus fondamentale des Traditions... Alors je ne peux que me rendre à l'évidence ! Il y a un complot contre ma personne, car évidemment, tout guerrier qui serait un peu en retard recevrait naturellement l'autorisation de rejoindre ses frères, n'est-ce pas ? Mais pas moi ! Ah, mais je ne me laisserais pas faire, ça non ! J'ai subjugué ces imbéciles en uniforme, et suivi comme si c'était normal une femme qui ressemble bien étrangement à notre sublime Harpie. Croyez-vous que madame Schmitt ait une soeur...?

Armand réalisa qu'en réalité, il ne s'était pas présenté. Et comme il ne connaissait aucunement le caïnite qui lui faisait face, ce dernier n'avait pas dû entendre son nom, victime, certainement, du complot qui visait à l'anéantir dans les affres de l'oubli.
Il eut un sourire digne d'une publicité pour dentifrice et s'avança vers Henri en lui tendant la main.

- Je suis Armand Duplessis, mon pseudonyme d'artiste est Dante, le peintre des enfers, à cause de mes toiles si inspirées. Si vous avez le moindre intérêt pour l'art, vous avez certainement entendu parler de moi...


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Henri d'Estirac
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Lun 10 Mar - 23:29

L'homme qu'il intercepta se montra dans la lumière. Henri n'avait pas les qualités de son vis-à-vis qui eurent permis de distinguer son aura. Il remarqua que sa peau diaphane était encore plus blanche à la faveur des réverbères. D'Estirac le jugea élégant, le regard magnétique et la coiffure -assez semblable à la sienne- parfaite. Un homme de goût, donc, qu'il n'avait jamais croisé en Elyséum. La chose était d'autant plus fâcheuse qu'il faudrait en référer aux primogènes qui se crêpaient le chignon via micro interposé. 

L'inconnu savait certes s'habiller mais Henri déchanta lorsqu'il ouvrit la bouche et déversa un flot de bile contre son clan qui s'avérait être le même que celui de la Harpie. Le comique de la situation n'échappa pas à d'Estirac qui, avec une patience benoîte d'un chat lorgnant un appétissant pot de crème attendait son heure pour envoyer un coup de griffe assassin au peintre.

*Seigneur! Quel égocentrique! Narcisse contemplant son reflet n'eut jamais cette suffisance!* pensa le Gascon, oubliant qu'il fustigeait autrui de son principal défaut. Accuser les Toréador qui avaient perdu leur Prince, leur place prépondérante au sein de la Cour et vu la désertion de leurs membres était ridicule. Et pourquoi se soucier d'un être qui s'était terré sans donner signe de vie alors que la prudence la plus élémentaire eût été de s'indigner publiquement et d'exiger un droit d'asile auprès de son primogène? Les explications complotistes qui furent avancées ne convainquirent guère Henri. Finalement celui-ci fut persuadé que son interlocuteur n'avait reçu d'aide de ses compatriotes à cause de sa personnalité mesquine.

Lorsque le peintre se présenta, Henri préféra saluer à l'ancienne, sa main sur le cœur en s'inclinant légèrement. Cette manière guindée et surannée donnerait une idée à son interlocuteur de son éducation soignée et de son âge avancé. Durant l'exercice une mèche folle tomba devant ses yeux. Il la glissa derrière l'oreille et enclencha le micro au passage.

"Seigneur! Dante! Le peintre des Enfers! Mais biensûr que nous connaissons tous vos toiles monsieur Duplessis!" Comme l'on mène un âne par la carotte, Henri flattait l'artiste à l'ego digne d'un dictateur d'une république bananière. D'un geste, il embrassa la place devant lui comme pour l'inviter à le suivre pour l'éloigner du cordon de sécurité. "Je me rendais justement au poste de commandement. Vous pourrez ainsi éclairer de vos lumières les responsables, les pauvres..." dit-il d'un ton légèrement méprisant "elles ne maîtrisent guère la situation. Que voulez-vous! Laissez les commandes d'un navire à une femme et le naufrage est assuré. Cela ne m'étonnerait outre mesure d'apprendre que le Titanic ait sombré car une femme tenait la barre." Cela devait enrager toutes les dames présentes; cette idée amusait beaucoup le vieux dandy.

Il changea de sujet d'un geste nonchalant de la main, comme s'il chassait une mouche. Il allait maintenant s'attaquer à son propre clan; Elea et Cathy savaient manier l'ironie. Il utilisa ce procédé pour travestir sa nature de Toréador -un Ventrue peut-être?- et répéter impunément les vilaines choses que ce malotrus avait dit de son propre clan, trainant dans la fange son illustre sang.

"En parlant de femme qui peut fort bien avoir une sœur, cette Harpie est bien décevante. Eh quoi! Même pas un article dans la presse à propos de votre courage héroïque! Vous avez raison de vous insurger, c'est proprement scandaleux. Et pour reprendre vos propres mots, c'est à dire que les Roses sont des vilains, des ingrats, des hypocrites et des charognards... Oui, monsieur, ce son vos paroles... Hélas je ne les mettrai pas en doute. Ce clan qui autrefois faisait l'admiration de tous est perverti. oui, je n'ai aucune honte à le dire! Le désespoir de la mort de Villon s'est infiltré dans leurs esprits. Ces gens sont mornes et je vous le dis à mots couverts, ils auraient bien besoin d'un esprit tel que le votre pour les secouer de leur apathie." Henri se retenait de perdre son sourire pour secouer lui-même le peintre comme un prunier. Mais il tint bon, espérant se démasquer plus tard et rouler cet individu qui lui faisait honte dans la fange de ses éditoriaux. Personne n'avait le droit d'insulter son illustre branche généalogique ni celle des autres sans conséquence, génie artistique ou non.

"Je suis surpris que des goules vous aient interdit l'entrée du Louvre. Cette race inférieure devrait se souvenir où est sa place. Vous êtes une pièce centrale dans cette malheureuse affaire. Vous eussiez dû être traité comme tel par ceux qui sont demeurés au palais: madame la Sénéchale et monsieur le Fléau que je n'ai pas vu ici ce soir. Nous sommes tombés bien bas pour qu'ils ne vous accordent cet honneur. Les choses eussent été différentes autrefois."


Henri avait un petit sourire aux lèvres et le ton était badin, volontairement condescendant. Mais que l'on ne s'y trompe pas: il tentait de donner des informations aux primogènes en espérant être entendu. il espérait des instructions et au mieux de l'aide.
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Armand Duplessis
Toréador
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Lun 17 Mar - 21:35

Le sourire d'Armand s'accentua devant la révérence charmante de son interlocuteur.
La main sur le coeur... Ce n'était pas encore une déclaration à proprement dire, mais ma foi, il était certain que son charme naturel avait frappé le... hum...
Un attaché de presse...? C'était donc sans doute un Ventrue.
Le délicieux Ventrue qui lui faisait face, donc.

Il connaissait toutes ses toiles ? Quel amateur d'art éclairé ! C'était magnifique pour un membre de ce clan, qui considéraient généralement l'argent comme la seule chose digne d'intérêt.
Il tenait là une perle.

Ses propos au sujet des femmes surprirent un peu le Toréador. Il n'aurait jamais osé dire cela du temps de la redoutable reine. Mais sans doute était-il trop jeune pour l'avoir connue...
Il eut un petit rire élégant pour souligner le trait d'esprit de son interlocuteur au sujet du Titanic. Mais précisa toutefois :

- Non non, cher monsieur, je ne suis pas venu ce soir en stratège, mais en soldat.

Il allait exposer ses raisons et ses motivations, mais d'Estisac enchaina, lui brisant le coeur.

- Ah ! Comment est-ce possible ? Madame Schmitt, reine des Harpies, m'aurait chassé des Chroniques ? Mais enfin, nous comptons tous sur elle pour relater la vérité, les nouvelles qui comptent, qui pourront être lue dans des siècles et qui relateront l'Histoire de Paris ! Qui s'absente, à son retour se jette sur ses écrits adroits comme des assoiffés après un exil au désert sur de l'eau fraiche ! Même un dépeçage de sa part en place publique resterait un honneur, car elle aurait parlé de vous... Elle aussi se serait donc laissée entrainer dans cette vilaine cabale visant à m'effacer de la mémoire de tous ?
Cher monsieur, j'en suis affreusement chagriné... Je ne trouve pas de mots pour exprimer ma déception, ma colère et ma tristesse devant ce nouveau coup d'un destin bien cruel... J'ai eu des mots durs, mais suffisent-ils seulement à faire comprendre mon désarroi ?
Je crains qu'un homme frappé au coeur comme je le suis n'ait pas le courage de rappeler à ses pairs leur fierté, leur élégance et leur audace passée.
Lorsque les temps sont durs, l'on pourrait penser qu'un beau clan s'entraiderait, tisserait des liens étroits de soutien et d'amitié. Mais pour moi il n'en fut rien, rejeté, oublié, abandonné à la plus amère solitude... Jugez du malheur qui est le mien. Qu'est-ce qu'un artiste si personne ne daigne admirer ses oeuvres ? Qu'est-ce qu'un individu brillant s'il est privé de compagnie ?
Rien...


La gorge serrée de désespoir, Armand s'abandonna à ses sentiments mélancoliques, et suivit machinalement le charmant Ventrue qui l'avait invité à rejoindre la place.
La conversation de son guide le sortit toutefois de sa légère apathie.

- Interdit au Louvre ? Non, non, les goules de l'entrée ont été aussi correctes et fades que de coutume. On m'a informé que l'essentiel de mon clan, dont un nouveau primogène, devait se trouver ici, et qu'il y avait bataille contre le mal en personne. J'y suis naturellement venu.
C'est sur place, face aux policiers, que je n'ai pas réussi à faire valoir mon droit de passage. Du moins, pas sans leur forcer la main. J'aurais pensé qu'un mot d'ordre aurait été passé pour que d'éventuels retardataires puisse se joindre aux forces en présences, mais j'ai eu tort. Ou peut-être n'ai-je pas eu tort, mais mon nom ne se trouvait tout simplement pas sur la liste des bienvenus...
J'ai cru que prêter mon bras à la bataille ferait ravaler aux sournois qui méditent ma disparition leurs méchants projets. Mais maintenant, hélas, je doute...
Connaissez-vous le primogène des Toréadors ? Savez-vous où il se trouve ? Il faudrait sans doute que je lui parle tout de même...


Songeur, déprimé, Armand replongea dans un mutisme que certains vilains esprits pourraient juger reposant ^^


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Tancred Von Wybert
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Jeu 3 Avr - 11:29

La voiture avance dans les rues après avoir quitté le Louvre, traversé la Seine et laissé, malgré elle, l’île de la Cité derrière elle. Les yeux de Tancred parcourent la ville s’accrochant aux édifices et tentent d’admirer encore un moment les flèches de Notre-Dame.
 
Quand enfin il s’arrache à la rêverie il répond à Brunhild. Celle-ci est sur le tarmac, les objets ont été soigneusement emballés et rangés un à un dans la soute et sont sur le point de partir dans l’un de ses oiseaux de fer appelés avions par les mortels en compagnie de son assistante. Ikl pourra bientôt en jouir pleinement et les exposer ici à Paris, dans ces demeures.
 
Satisfait il raccroche et aborde la géopolitique avec Hans qui est à la place du mort. Tancred a toujours pris cette périphrase comme un trait s’esprit teinté d’une certaine ironie. Les tensions arabes nécessitaient néanmoins qu’ils fassent une mise au point pour le devenir des capitaux investis par l’Ancien. Et les investissements de ce dernier se doivent de garder un certain niveau afin de conserver le pouvoir et le train de vie qui sont siens.
 
Alors que la berline Volkswagen grise approche inexorablement du Panthéon, Tancred entrouvre la vitre de gauche et étend ses sens afin de mieux apprécier le florilège d’émotions qui viennent s’entrechoquer sur le sol de bitume et de pierre de la Rue Clovis.
Ils longent le Jardin Carré de l’Ecole centrale des travaux publics occupée par un obscur ministère, et se retrouve face à un barrage et la foule des humains.
 
-« Garez-vous sur la droite et assez proche pour que ces hommes viennent à nous. »
 
 
 La voiture vient se placer le long du trottoir de droite de la Rue Clovis
Hammerschmidt s’arrête et regarde son maître dans  le rétroviseur central.

-« Monsieur ? Souhaitez-vous absolument sortir au milieu de cette foule ? » La préoccupation est audible dans la voix de l’homme, et, malgré l’habitude de Tancred de l’entendre, cet excès d’inquiétude l’ennuie.
 
Dehors la tension est partout et les humains s’agitent comme une fourmilière paniquée.
Un cordon d’homme du guet, appelés gents  d’armes ou police comme le veut la désignation moderne, garantit une sécurité relative à l’événement et contient la curiosité de tous. Leurs véhicules sont disséminés ça et là dans les rues alentours.
A cette démonstration de force et de sécurité se grappille une troupe de parasites qui gravitent autour du Panthéon tels des mouches autour d’un corps. Les véhicules aux armoiries stylisées sont celle des médias et des chaînes de télévision autant de charognards attirés par l’odeur du sang. Et il y a les badauds, la plèbe qui attend le pain et les jeux et qui désire être là où les choses se passent au mépris de leur bien-être.
 
-« Je vais sortir, oui, Siegfried. Mais je n’aie aucune inquiétude, vous serez là pour me protéger et me prémunir de toute atteinte. »
 
La goule souhaiterait parler, protester, mais il n’en est rien. Ses yeux courent déjà au dehors afin d’anticiper les dangers. Tancred se félicite du choix de ses serviteurs. Les principaux, Siegfried, Hans, Brünhild, sont tous attachés à leur travail et leur devoir avant tout. Ainsi il s’est attaché leur loyauté, et, tous autant qu’ils sont ils ont connaissance de ce qu’il est, et ce, sans avoir à les lier. Ils lui sont liés néanmoins. Tels des vassaux à leur seigneur. Ils lui ont tous trois juré allégeance et fidélité et ont bu son sang une première et unique fois. Ainsi leurs capacités en sont accrues et leurs compétences aiguisées.
 
-« Hans vous partirez en reconnaissance. Faites un état des lieux des acteurs présents, politiques, médias,  législatifs, et faites moi un rapport détaillé de la situation en incluant l’influence que nous pourrions exercer ou acquérir dans cet événement. »

Van Riechter s’éloigne, tablette en main, et Hammerschmidt fait signe aux policiers alors que son maître ouvre la vitre pour s’adresser à eux avec un sourire qui calmera leur méfiance, le sang aidant.

Spoiler:
 
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Morphée
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Sam 5 Avr - 11:45

Un policier s'avança vers la voiture, à l'invite de Hammerschmidt. Son visage affichait clairement le traditionnel et sévère : "circulez-s'il-vous-plait", mais le sourire de Tancred fit apparaitre un peu d'aménité dans le regard de l'agent de police.
Il se pencha, à distance de sécurité toutefois, et lança un :

Bonsoir monsieur ?


Biiiip. Ici Morphée, personnification du rêve et des pnj lambdas. N'hésitez pas à me laisser un mp si je tarde à me manifester. Biiiip.
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Hadrien Chevalier
Malkavian
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Lun 7 Avr - 22:49

Hadrien reprit sa place à la droite du Panthéon. Son frère le précédait de quelques pas et Hadrien resta un moment bloqué sur son aura. Les couleurs tourbillonnaient et il était un peu hypnotisait par ça. A côté de ce qui sortait du Panthéon, c'était beaucoup plus ''vivant''. Elle n'était pas facile à comprendre, tout bougeait trop vite, mais Hadrien comprenait que dans l'ensemble, Liel était méfiant et un peu agacé par la situation.

La voix de son primogène le sortie de sa rêverie.

« Plus précis ... euh ... et ben ... Je vous décris ce que je vois ? »

Hadrien n'attendit pas de réponse à sa question débile et enchaîna directement.

« Euh ... je vois des auras qui tremblent un peu, orange qui sortent de l'intérieur de Panthéon et s'enfuit. Je ... je crois que c'est des fantômes ? Vous ne les voyez pas ? »

Puis Hadrien entendit une autre voix et un des mots prononcés par cette voix lui provoqua un frisson qui parti du creux de ses reins et remonta vers sa nuque. Comme il n'écoutait que distraitement les informations de la radio, il fut plus que surpris et se donna une claque mentale : il aurait dû être plus attentif aux informations données.

*Des garous ... des loups-garous ...*

Il attrapa le bras de Liel par automatisme, autant pour se rassurer que pour lui faire part de sa présence. Trop, c'est trop ... Beaucoup trop de choses bizarres ce passait devant ses yeux. Il était inquiet et se mit à regarder dans toutes les directions dans l'idée de repérer si quelque chose de plus dangereux que ces ''fantômes'' arrivait de quelque part.


Tenue de Hadrien pour la soirée :
 
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Liel
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Jeu 10 Avr - 22:50

Lucas resta bloqué un moment sur Hadrien, lui aussi était entouré d'une sorte de halo lumineux, enfin lumineux... tout était relatif. Il l'observa pendant un moment, écoutant sa réponse d'une oreille et se rassurant de n'être pas le seul à voir ce genre de choses. Quand son frère eut fini, il rajouta à l'intention de son Primogène.

'' Les choses en question ont l'air assez effrayées je crois... en tout cas leurs visages semblent montrer une peur certaine... enfin il me semble... ''

Il s'arrêta là et, à la réponse de Philippe, il se retint de hausser les épaules en soupirant.

* Normal... tout est normal... tout à fait normal... Je comprends rien, mais ça commence à être habituel... *

Il reprit sa surveillance au moment où une nouvelle annonce le stupéfia sur place. Un garou ? Était-ce encore une blague ? Heinrich leur avait déjà fait le coup et là ça recommençait. Son cerveau analysa la situation, le plongeant dans une mini-rêverie qui s'acheva quand il sentit quelque chose agrippa son bras.
Lucas commença à montrer le bout de ses crocs pendant qu'un grognement commençait à remonter du fond de sa gorge. Son cerveau lui rappela gentiment qu'il était accompagné et il se détendit, ravalant le grognement et refermant la bouche sur ses dents.
Un soupire lui échappa alors qu'il constatait que Hadrien était accroché à son bras. Il ne chercha pas à se dégager et tapota la main de son frère pour le rassurer.

* Décidément c'est pas mon jour je crois... ni le sien semble-t-il !*

Une nouvelle annonce dans son oreillette lui rappela quel était leur job pour cette nuit et il ferma les yeux quelques instants pour se remettre les idées claires. Il se retourna vers leur destination, tirant légèrement Hadrien par le bras qui le tenait toujours.

'' C'est leur problème il me semble, nous on doit surveiller ailleurs... ça va aller ? ''

Il marcha doucement et ne regarda Hadrien qu'une brève seconde avant de retourner à son rôle de vigie, regardant partout autour de lui et écoutant attentivement. On lui avait spécifié de faire attention aux égouts et aux toits, aussi s'employa-t-il à les surveiller particulièrement, regardant vers le ciel et ralentissant à proximité d'une plaque d’égout pour écouter les bruits qui s'en échappés.


Vêtements pour la nuit du Lundi 28 Mars:
 
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Hadrien Chevalier
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Ven 11 Avr - 0:13

Hadrien regarda la main de son frère tapotait la sienne et se calma doucement. Lucas avait toujours eu cette capacité de le calmer rapidement. Il ne lâcha pas tout de suite le bras de son frère et se fit guider un peu plus loin par celui.

« Oui, ça va aller … Un peu trop d'information pour ma petite tête cette nuit … Mais ça va ... »

Hadrien lui sourit, le relâcha et se re-concentra pour guetter les alentours, il priait intérieurement pour que le Garou n'arrive pas jusqu'à eux. Il préférait encore ne pas admirer ses monstres de trop près. Son cerveau tournait toujours à cent à l'heure, mais il essayait de faire le vide pour se fixer uniquement sur sa mission : surveiller.

Il jetait de temps en temps des regards sur Lucas, autant pour vérifier que son frère ne l'abandonnait pas, que pour s'amuser des couleurs qui ondulaient dans son aura.


Tenue de Hadrien pour la soirée :
 
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Tancred Von Wybert
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MessageSujet: Re: Rue Clovis   Ven 11 Avr - 15:51

Les forces de l’ordre locales semblent sur le qui vive et en complète alerte. Van Riechter fait le tour de l’assistance en prenant notes et en passant quelques appels.

 Le policier est en tenue d’opération et un exemple parfait de digne représentant de l’ordre établi à
Paris. Celui-ci paraissait à l’approche du convoi engagé dans une discussion avec son voisin et collègue de gauche. De ces discussions qui tiennent à cœur et ne laissent aucune place au dérangement par un visiteur inopportun. Aussi son visage affiche une ferme sévérité et un futur sans appel quand il s’avance.
Néanmoins Tancred n’a cure de ces sentiments mortels foisonnant d’intensité. Déjà sa présence et son magnétisme naturel font effet. Son regard et son sourire capturent l’attention de l’homme dans ses rets et rassurent son interlocuteur.
 
«- Bonsoir, je vous remercie de vous porter à mon écoute. Je suis Monsieur Wybert, je suis partie prenante de cette opération et je dois de toute urgence communiquer avec  Henri d’Esterac.
Les dernières informations expliquent que je me sois déplacé.
Pourriez-vous le joindre et lui faire part de ma présence s’il vous plaît ? »
 

Remerciement pour amadouer inconsciemment, directivité pour rappeler l’agent habitué à obéïr au fond de lui, mais sans insistance pour qu’il ait l’impression de maîtriser la situation. Une bonne entrée en matière
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