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 Résidence de Gildven Phoenix

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Gildven Phoenix
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MessageSujet: Résidence de Gildven Phoenix   Jeu 14 Fév - 16:42

L’homme ouvrit les yeux, ses magnifiques yeux ambrés. La nuit était déjà bien avancée. Il était rentré aux aurores dans sa nouvelle demeure. Il s’agissait d’un de ces anciens hôtels particuliers dans le style Haussmannien. Il n’avait pas vraiment eu le temps d’admirer le décor et s’était directement dirigé dans l’appartement protégé que ses serviteurs lui avaient préparé. Ils avaient fait du bon travail en si peu de temps, il avait raison de laisser Evangéline et ses compagnons s’occuper de ce genre de choses. Il était rarement déçu.

L’odeur de peinture et de plâtre était assez forte. Nul doute que ses suivants avaient déjà commencés les rénovations. Ils ne perdaient pas une minute. Lui par contre avait trop lambiner. La nuit dernière avait été longue, mais il n’était pas concevable qu’il ne se présente pas à l’Elyséeum en cette nuit. Il risquait d’envoyer un mauvais message aux membres supérieurs de son clan. Pourtant il n’avait guère envie de s’y présenter ce soir... Les obligations avant le plaisir, il le savait bien, on le lui avait suffisamment répété tout au long de sa formation.

Il tendit la main vers sa table de chevet et saisit son téléphone portable. Un message. Il lu rapidement. Le primogène l’avertissait qu’ils devaient tous se présenter au Prince en cette nuit. Non... Pas ça ! Il ne pouvait surtout pas arriver en retard. Aucun retard ne serait toléré, ça il le savait pertinemment. D’un mouvement rapidet, il sortit du lit aux magnifiques draps en satin. Il n’eut pas à l’appeler. A la seconde où il sortait de son lit, la magnifique femme aux longs cheveux blonds qui portait son éternel habit de cuir blanc venait d’entrer dans la chambre.

Comme d’habitude, elle avait déjà tout préparé. En quelques mots, elle lui expliqua qu’Evan se trouvait déjà dans la voiture, prêt à partir dès qu’il le souhaiterait. Il lui sourit. Elle n’était pas entrée les mains vide. Un pantalon de lin blanc, une chemise victorienne blanche magnifique ainsi que sa cape blanche à broche représentant le sceptre ventrue en or blanc. Il s’habilla sans perdre de temps. Il n’en avait pas tellement à disposition à vrai dire.

Lorsqu’il se fût habillé, il regarda attentivement Evangéline. Il sembla comprendre, mais... Non, il n’avait pas le temps de se nourrir pour l’instant. Il se nourrirait en route. Il lui fit signe qu’il était près et tout deux descendirent les escaliers. Il salua ses servants qu’il rencontrait au passage. Il n’avait pas le temps de leur accorder plus de temps ce soir.

Ils sortir de l’hôtel particulier pour s’apercevoir que la berline noire les attendait à l’entrée. Sans se faire prier ils prirent place. La voiture se mit en route, sans même un mot de sa part. Pendant qu’Evan les conduisait au Louvre, il se pencha vers sa tendre Evangéline, qui avait déjà remonté la manche de sa combinaison. Avec une douceur extrême il se pencha vers elle et se nourrit du délicieux breuvage qui parcourait ses veines aux battements réguliers et fort de son cœur.

[Récupère 2 points de sang]
[Vers le Louvre]

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Gildven Phoenix
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Sam 9 Mar - 1:23

[En provenance de l’entrée du Louvre]

La voiture se gara face à l’immeuble. Inutile de perde du temps, Evangéline ouvrit la porte et sorti, suivit par son maître. Dès que la portière fût refermée, la voiture reprit vie, Evan allant la garer. Gildven précéda sa douce amie et pénétra dans la résidence.

On pouvait sentir l’odeur de peinture, de plâtre et on discernait ça et là la mise en place des dispositifs de sécurité. L’hôtel particulier était en pleine rénovation. Les choses allaient vite s’il comparait à ce qu’il avait rapidement pu constater ce matin. Bien c’était une bonne chose.

Il était dans le grand hall, et la plupart de ses suivants étaient là, l’attendant pour la saluer en fin de nuit. Il leur fit un sourire bienveillant à tous, Evangéline dans son dos. Bien, autant régler une autre affaire tout de suite avant d’aller se reposer, ainsi ils auraient la journée pour agir.

« J’espère que vous avez tous passé agréable journée et nuit, mes amis. Vous avez fait du très bon travail en tout cas. Lleldorin, j’aurai besoin que tu contactes le Four Seasons George V et que tu achètes leur penthouse. Il est bon d’avoir une seconde demeure, n’est pas ? Danny, il serait bien que tu appelles Père, Mère ou Eirenne, je ne suis pas sûr d’avoir les fonds nécessaire. Ils seront me débloquer des avoirs. »

Les deux interpellés hochèrent la tête gravement, prenant conscience de l’importance de leur mission. Gildven ne faisait jamais rien sans raison. Il se tourna alors vers le plus jeune de ses suivants.

« Tu as fait du bon travail ce soir, Jason. J’ai bien reçu toutes les informations que tu m’as envoyées. Laisse les cartes, rapports et bilans dans mon bureau, je m’y attèlerait demain en début de nuit. »

Il fit une pause, toujours souriant. Il était bon de toujours bien traiter ses subalternes, on s’en octroyait ainsi la loyauté autant que la sympathie.

« Si vous voulez bien m’excuser maintenant, il est temps pour moi de me retirer dans mes appartements. »

Un dernier regard à chacun de ses suivants et il entreprit de monter les escaliers conduisant à ses quartiers. Evangéline n’était pas bien loin, elle était la seule à avoir le droit de séjourner dans ses appartements privés lorsque lui même y était. Il savait qu’elle désirait tout savoir sur cet entretien, mais pour le moment, il préférait ne pas trop y penser, afin d’en retirer le vrai sens et pas le sens que lui voulait y donner.

Une fois dans ses quartiers, il se dirigea vers la salle de bain, tout en ôtant sa lourde cape et en enlevant, un à un les boutons de sa chemise. Le bain était déjà prêt, délicatement parfumé à l’aide de fleurs de cerisier et de pétales de rose. L’atmosphère vaporeuse le détendit. C’était son plus grand moment de plaisir de la nuit.

La douceur de l’eau chaude. Les parfums fleuris. La sensation de ne plus vraiment appartenir à ce monde, de l'éviter, d’être sans poids. Oui rien à dire, après une nuit mouvementé, c’était ce qu’il y avait de mieux. Les yeux fermés, il s’abandonna à ce moment d’extase pendant quelques temps.

Puis, résigné, il quitta le havre de paix, enfilant un peignoir et se dirigea vers la chambre à coucher. Les lumières étaient éteintes, il n’y avait personne. Evangéline avait dû comprendre son besoin de solitude. Il l’en remercia mentalement tout en se dirigeant vers son lit. Vers un sommeil sans rêve.
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Gildven Phoenix
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Dim 10 Mar - 0:08

Une nuit sans aucun rêve. Il ne s’y habituerait jamais, il pourrait en jurer. Il n’avait pas envie de sortir du lit, las des affaires de la nuit précédente, mais il avait à faire. Il fallait qu’il présente le début de ses travaux ce soir. Pour l’instant il n’avait fait que l’étude préliminaire et il disposait de l’information fournie par monsieur Estacado. Il ne creuserait pas plus, décidé à présenter une ébauche documentée et bien renseignée au primogène, plutôt qu’un réel travail de protocoles d’urgences et de mise en place de dispositifs de sécurités. Les informations manquantes étant trop dangereuses à obtenir sans statut officiel.

Même ce travail simplifié nécessitait que l’on s’y attarde quelque peu. C’est avec regret que Gildven s’extirpa de la chaleur de ses couvertures. Il était vêtu d'unlong peignoir en soie blanche qui ondulait gracieusement à chacun de ses pas. Il se dirigea vers son bureau. Il savait que tout ce dont il aurait besoin se trouvait là, Jason y avait veillé.

Il poussa la lourde porte en chêne et pénétra dans le dit bureau, une vaste pièce, couleur érable, richement décorée, fournie en fauteuils confortables et luxueux, de tableaux de peintres célèbres et autres dorures. La lumière était feutrée. Ses suivants avaient bien travaillés, c’était là la réplique exacte de son bureau – ancien bureau – dans le manoir familial.

Sans perdre de temps, il alluma la lampe du bureau et s’installa. Il commença par consulter les cartes routières et celles du métro, les confrontant aux trafic journalier au sein de la capitale et plus particulière au sein du domaine. Il resta ainsi de longues minutes avant que des coups frappés à la porte principale – celle qui ne donnait pas sur sa chambre – lui fit lever la tête.

Il reconnût de suite Danny et Lleldorin. Il leur sourit, c’est vrai qu’il leur avait confié une mission la veille.

« Ah c’est vous ! Avez-vous passé une agréable journée ? »

Ce fût Lledorin qui répondit.

« Belle journée, maître. Nous avons contacté le Seigneur, il vous fait savoir que le penthouse a déjà été acheté mais qu’il s’en occupe. »

Gildven sourit plus largement. Bien, Père s’en occupait, c’était une bonne chose. Si quelqu’un devait arriver à lui avoir cet appartement c’était bien lui.

« A-t-il ajouté autre chose ? »

Lledorin eut l’air un peu gêné. Nul doute que c’était la raison pour laquelle Danny avait gardé le silence. Les yeux ambrés de Gildven fixaient affectueusement son servant.

« Oui... Il a dit que vous étiez un fils trop gâté et qu’il... saurait s’en souvenir lors de votre anniversaire... »

Gildven éclata de rire, Lleldorin complètement perdu. C’était la façon dont Père montrait son affection. Il se calma mais garda un franc sourire.

« Ne vous en faîtes pas, il n’en fera rien. Merci beaucoup Lleldorin, Dany. Nous nous verrons plus tard. »

Avant même que les deux hommes ne sortent de la pièce, il avait reprit sa lecture.

« Maître ? La Dame et Maîtresse Eirenne vous saluent également. »

Gildven releva la tête, souriant, un sourire ultime avant que Dany et Lledorin ne sortent du bureau et qu’il ne retourne à son étude.
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Mar 19 Mar - 4:21

Le paysage défilait à toute allure devant mes yeux qui pourtant n'en rataient pas une miette. Mon voyage vers la France était des plus mornes. J'aurais dû prendre plus de livre, ceux que je préférais, plutôt que ceux que je n'avais pas encore assez lus. Il aurait fallut avoir au moins une personne à mes côtés, quelqu'un à qui parler. Mais mes parents n'avaient pas pu m'accompagner. Et de toute façon, je voulais prendre mon indépendance, qu'elle l'assume, aurait-il dit pour toute demande. Ils avaient bien d'autres raison - certaines plus valables que d'autres - de rester en Irlande afin de terminer quelques affaires. Pourtant, malgré l'ambiance ennuyeuse, je m’impatientais de voir mon frère tant adoré. Je pensais à Gildvent, à mes retrouvailles avec lui. Je pensais à cette vie que j'allais mener à Paris. Et j'espérais ne pas être déçue par rapport à ce dont je m'attendait.

Finalement, quelque chose d'aussi surprenant qu'improbable se produisit. Là, dans le train, qui filait à toute allure. Alors que j'étais enfermée dans une cabine de première classe, alors que je commençais à avoir soif, quelqu'un ouvrit la porte, la refermant aussi sec. Que voyais-je là, face à moi, tout penaud, les joues rosies et les yeux pleins d'eau ? Un enfant, tout petit, dos contre la porte. Pas plus de cinq ou six ans. Les cheveux bruns, en bataille. Le chandail débraillé et le pantalon tombé. Qu'a-t-il pu donc t'arriver, mon pauvre enfant, tout affolé... Pensais-je, entendant son souffle court. J'entendais alors son coeur. Il battait la chamade. Il menait une course effrénée. Une course, mais contre quoi ? Qu'est-ce que ce petit bout d'homme fuyait avec tant de hargne, avec tant d'astuce. Je lui tendis la main, sans vraiment la tendre. Sans vouloir l'inquiéter de plus. Un geste qui se voulait rassurant, un geste qui se voulait plus sur.

Il s'approcha, timidement, et prit ma main, pourtant soucieux. Sentait-il le danger que je pouvais représenter ? Ou sentait-il la gentillesse dont je faisais alors preuve ? Surpris par la fraicheur de celles-ci, il m'ouvrit de grands yeux verts émeraude. Des yeux magnifique, je ne me gênais pas de le lui faire remarquer. Un sourire des plus maternel étirant mes lèvres. Quelle chance de ne pas avoir de croc qui pourraient alors dépasser. Il s'assit près de moi, et je le serrais contre mon sein. Il se mit à pleurer, pleurer les larmes de son corps. Il hoquetait, prit de quelques spasmes à trop crier. Il semblait vider son coeur sur ma solide épaule. Et c'est alors que, certainement alarmée par les pleurs de l'enfant, une femme entrait dans ma cabine. Je restais sur mes gardes. Elle ferma la porte. L'enfant se jeta dans es bras, et se calma soudain. En fixant son visage, j'aperçus une forte trace violacée.

Elle se couvrit alors la joue de son écharpe en laine noire et épaisse. Il ne pleurait pas à cause d'elle. Il cessait pour la protéger. Elle ne sentait pas cette odeur exquise du sang souillé par la tristesse d'un enfant. Fuyaient-ils le Père de famille ? Possiblement. Aurais-je la force d'aller le traquer ? Non. Je risquerais de trahir la première Tradition, celle de ne jamais divulguer notre nature aux êtres humains. Cette femme regardait au travers de la fenêtre, serrant contre elle de toutes ces forces son adorable fils, après l'avoir correctement rhabillé. Ma soif me prenait de plus en plus la gorge, rien qu'à l'idée. Bon, je n'avais pas mes crocs... Je baissais la tête, et là me vint alors une idée. Un chat enragé sorti de sa cage pouvait tout aussi bien tuer un homme à coup de griffes... Je me levais alors. Souriant doucement à la petite famille.

"Ne vous inquiétez pas, tous les deux, vous vous en sortirez... La roue tourne tôt ou tard... Et la personne qui vous a fait cela saura payer le prix de ces actes... Restez donc dans ma cabine, si vous le souhaitez, je m'en vais commander un thé dans la section bar." La femme esquissa un sourire, puis un merci, l'air faussement réconfortée. Comme si mes paroles étaient vaines, et comme si rien ne changerait jamais. Qu'elle croyait.

Comme prévu, je me dirigeais alors vers le bar. Il y était, je le sentais. Son goût m'alléchait de plus en plus. Qu'avait-il fait à cet enfant pour qu'il sente si bon... Qu'il ait l'air si appétissant... Plus je m'en approchait, plus j'étais prise d'une frénésie débordante. Ma mère m'avait appris à supporter ce genre de penchant bestial, mais en ce moment-là, respecter ses consignes étaient loin de mes pensées. Je m'assis près de lui, et commandait alors un thé, dans les règle de l'art, tel que l'étiquette l'exige. L'homme en question me lançait alors un regard étrange. Il semblait au moins aussi assoiffé que moi. Mais... Assoiffé de colère, assoiffé de vengeance. Il sentait la bière, le tabac en trop grande quantité. Il était bedonnant, le crâne trop dégarni, et semblait avoir une quarantaine d'année. Un cigare fumant au coin de ses lèvres gercées, il cherchait sa femme et son enfant. Je l'entendais en parler au serveur qui lui, essayait de le virer. Il parti finalement dans la partie première classe.

Peu de temps plus tard - de tout façon, je savais bien le rattraper - je pris direction de ma cabine. L'homme fouillait et insultait toutes les personnes dans chaque compartiment. L'air de rien, je le dépassais, et entrais dans une cabine vide, juste avant la mienne. De mon ouïe perçante, j'entendis l'enfant murmurer des mots à sa mères, et cette dernière le priait de se taire. Si elle savait. Il ne fallu que quelques secondes pour que l'homme entre dans ma cabine dans un fracas immense. Les deux coeurs fragiles de l'autre côté de la paroi s'agitaient. Je ne savais pas vraiment comment j'allais agir, mais je savais que j'allais m'abreuver à lui. Il me fallait trouver un subterfuge... Quelque chose que l'on pourrait entendre...

"Je cherche une femme. Elle n'est pas belle, petite, et cache un enfant aussi laid, qui ne fait que pleurer. L'auriez-vous vu ?
- Non, monsieur. Je n'ai vu aucune personne de ce portrait dans cette partie du train. Vous devriez chercher ailleurs..."
Son ventre aux poils abondants qui dépassait de son chandail trop court me dégoutait, mais Dieu que son sang sentait bon...

Il entra dans la cabine, me contournant afin de mieux chercher. J'en profitais alors pour me poster devant la porte, pour la fermer à clé, discrètement. Puis, je fis tomber la valise la plus proche de moi, et me mis à crier de faire attention au chat qui venait de s'échapper. L'homme, d'instinct, voulu sortir, et se rua donc de lui-même dans mes bras. Je l'attrapais alors et mis une main sur son visage. Ma capacité physique particulière me permettait de le contrôler aussi facilement que je le voulais, et mes griffes affutées commençaient à entamer la peau de ses joues, aussi finement que si ça aurait été un chat qui lui aurait fait. Je le bousculait alors, comme si il y avait bagarre dans la cellule. Et, une fois qu'il fut assez malmené, je le couchais alors sur les fauteuils inconfortables. Je m'amusais à lui faire quelques griffures par-ci, par-là. Lui, pleurait, tremblait d'effroi. Moi, un sourire en coin, je me délectais de l'odeur si attirante de son sang qui perlait un peu partout.

Parfois, mes entailles se faisaient un peu plus profondes, et, toujours sans enlever ma main de son visage si crasseux, je lui léchais les plaies. Un délice. Mais on m'avait toujours appris à ne pas jouer avec la nourriture, et la soif me nouait beaucoup trop l'estomac pour me faire ressentir un quelconque plaisir. Je déchirais alors lentement mais avec précision la fine peau de son cou. J'en fis, une deusième, non loin, puis une troisième. Comme une patte de félin. Il essayait de se débattre, mais n'arrivait pas à faire céder ma poigne de fer. Il essayait de hurler à plein poumon, mais cela ressemblait plus à des gémissements. Finalement, j'attrapais sa carotide et la sectionna d'un coup agile. Je plaça alors immédiatement ma bouche contre sa peau grasse. Quel festin. Quelle joie. Pour un trajet si pauvre en aventure... Une fois le corps presque vide, l'homme inconscient, j'entamais légèrement ma propre peau. A toute vitesse, je rejoignais alors le couloir.

"A l'aide, au secours, un chat nous a attaqué un homme et moi, il est tombé d'une valise... L'homme est à l'article de la mort, il se vide de son sang, à l'aide," criais-je en direction des contrôleurs. Dans gens sortirent alors de leur cabine et, constatant mes blessures, ils coururent dans le fameux compartiment.

Moi, mes blessures déjà refermées, j'entrais dans ma propre cabine. Je mimais un air paniqué, un air affolé. J'accélérais ma respiration, et je bougeais de façon saccadée. Faisant semblant d'avoir accouru voir les personnes cachées dans ma cabine, seulement pour prendre de leurs nouvelles, je créais ainsi mon innocence. Mais si on me questionna, tout le monde confirmait la même version. Je suis juste allée boire un thé, je me suis arrêtée aux toilettes, et finalement après avoir entendu le drame, je me suis rendue dans ma cabine pour voir si tout allait bien pour mes compagnons de voyage, tout simplement. C'était tellement simple. Pour un vampire. Surtout un vampire de mon clan, pour faire passer la faute sur les autres.

Et, finalement, je du descendre du TGV, nous étions arrivés à Paris. Repue, je ne ressentais plus le besoin de me sustenter, bien que quelques odeurs alléchantes pouvaient m'appeler. Finalement, c'était une bonne action autant pour moi, que pour cette famille. Il reste juste à ce qu'ils puissent se reconstruire sans lui, mais l'enfant est aussi fort que sa mère, je n'ai aucun doute sur leur avenir... S'il ne sera pas parfait, il ne sera plus aussi terrible. Vengeance, faite. Je pris un taxi à la sortie de la gare, et lui demandais alors de m'amener dans la partie de Paris que nous appelions "la Grande Terre". Domaine de notre clan. Il comprenait le huitième, seizième, et le dix-septième arrondissement. Mon frère y habitait, et je ne su tarder à reconnaître la magnifique demeure qu'il s'était alors accaparé. En réalité, c'était un immense immeuble, dans une magnifique résidence. Il ne me restait plus à y aller.

Je descendis du taxi et lui offrit un complément d'argent afin qu'il porte les quatre très lourdes valises à ma suite. Il accepta sans sourciller. Il se trouvait alors ensevelit sous des tas, le pauvre peinait vraiment à avancer, mais je n'en avais aucunement pitié. Moi, je voulais voir mon frère, celui que je n'avais pas revu depuis maintenant quatre jours, et qui me manquait plus que n'importe quoi me manquait - ma mère mise à part. Je sonnais alors. Une fois. Deux fois. Pas de réponse. Je m'impatientais - un de mes pire défauts peut-être - et m'acharnais alors sur la sonnette en espérant une réponse. Le conducteur qui m'avait conduit ici arrivait à peine derrière moi, soufflant comme un bœuf. Vivement que mes Calices, les serviteurs que maman avait soumis à la servitude pour mes soins, arrivent. Ils avaient quelques tâche à accomplir - eux aussi. Et on m'a répondu que si je voulais qu'ils m'accompagne, il fallait que je repousse mon voyage. Hors de question. De toute façon, à vue de nez, Paris semblait empli de personnes dont le cœur est d'autant plus noir que celui d'un vampire...
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Gildven Phoenix
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Mar 19 Mar - 16:36

Il continuait à aligner des chiffres, à surligner des routes, à entourer des stations de métros. De temps en temps, il notait quelques lignes dans un document recouvert d’une calligraphie parfaite. Puis, il se remettait à observer des cartes pendant de longues minutes, avant qu’un élément nouveau ne mérite d’être surligné ou entouré. Il n’avait plus était dérangé après l’intervention de Danny et Lleldorin, d’ailleurs il n’avait même pas encore vu Evangéline de la nuit. Elle le lassait travailler, sans distraction aucune.

Enfin, Gildven s’autorisa à regarder l’heure. La nuit était bien avancée. Il devait se préparer. La réunion avait était annoncée dès les premières heures de la nuit et il comptait sur la ponctualité de monsieur Estacado. Il avait réalisé un travail conséquent pour le temps qui lui avait été alloué, il aurait plusieurs propositions à fournir au primogène, lors de leur prochain entretien.

Il plia les cartes, réunit tous les bilans et autres rapports et les rangea convenablement sur un coin du bureau. Il ne restait devant lui que son propre rapport. Le jeune Ventrue entreprit alors de noter plusieurs lignes qui concluaient son étude. Enfin, il posa sa plume et referma le document, non sans laisser échapper un soupir. Il ne s’agissait là que d’observations et de propositions, rien de tangible et de statistiquement affirmé, il lui manquait bien trop d’éléments pour mener ce genre d’études.

Gildven se leva, toujours vêtu de son peignoir de soie. D’un pas fluide, une allure gracile, il se rendit dans ses appartements, empruntant l’accès directe qui existait entre ces derniers et ce bureau. La pièce était relativement différente de celle qu’il avait laissé plus tôt. Le lit avait été fait, une douce lumière emplissait la salle et plusieurs vases emplit de Belle-de-Nuit avaient étés disposés de manière élégante et subtile, permettant une diffusion uniforme de leur doux parfum dans la pièce.

Sur le lit se trouvaient même ses vêtements de la soirée. Il ne porterait pas sa lourde cape se soir. Un costume en laine blanche, signé Versace, l’attendait. Une broche en argent du sceptre Ventrue était délicatement posée sur le lit, juste à côté des vêtements. Nul doute que se soit Evangéline qui ait choisit son habit. Il sourit. Alors qu’il s’apprêtait à se changer, il entendit la sonnette retentir. Un visiteur ? Voilà qui était étrange... Une autre sonnerie... Que faisait-donc ses serviteurs ?
Une autre sonnerie... Gildven soupira

*
Si la décoration intérieure n’était pas toute à fait terminée, toutes les mesures de sécurité possibles avaient étés incorporées à la demeure. Les portes et vitres donnant vers l’extérieur avait était remplacés par des éléments blindés, la maison était alimentée de façon autonome en cas de déficience du secteur, elle avait un système de sécurité performant et de nombreuses caméra avaient étés installées dans la résidence et autour de celle-ci.

Danny et Jason étaient au poste de contrôle alors que les autres serviteurs devaient vaquer à leurs occupations dans l’immense demeure. Ils avait observé l’arrivée du taxi et la sortie de la jeune femme. Rien d’exceptionnel jusqu’à ce qu’elle sonne à la porte. Aucun doute possible quant à sa nature, grâce aux caméras thermiques. Les deux hommes se regardèrent et se demandèrent si le maître attendait une quelconque visite ce soir.

En tout cas, cette femme n’était pas très patiente... Elle ne cessait de sonner. Jason s’approcha un peu plus de l’écran, faisant la mise au point sur le visage de la jeune femme. Un silence s’installa. S’ils ne l’avaient pas reconnue plus tôt, il n’y avait aucun doute maintenant sur son identité. Jason se précipita alors hors de la salle de contrôle, non sans demander à Danny de prévenir Evangéline tout de suite – ce que l’homme s’empressa de faire.

Jason dévala les escaliers, il ne désirait pas que la maîtresse s’impatiente trop. Le maître n’avait pas prévenu de son arrivé. Etait-il au courant d’ailleurs ? Voilà qui lui fera une belle surprise. Il arriva enfin à la porte, désarma l’alarme et le système de verrouillage et ouvrit la porte grande à Even.

« Maitresse Eir... Even, quel plaisir de vous voir ! Entrez, je vous prie, entrez ! »

Il s’inclina devant Even, probablement à l’incompréhension du chauffeur de taxi, et s’écarta pour qu’elle puisse entrer dans la demeure de son frère. En parlant du chauffeur, le pauvre semblait complètement ployer sous le poids des bagages d’Even. Lorsqu’enfin celui-ci pu déposer les bagages dans le grand hall, Jason le remercia d’un sourire et referma derrière lui, verrouillant la porte, activant alarme et système de sécurité.

« Si vous voulez bien me suivre jusqu’au petit salon, maîtresse. Quelqu’un s’occupera d’installer vos bagages dans vos appartements. »

Jason conduisit ainsi Even dans le petit salon, environnement plus qu’agréable qui rappelait celui du château d’Irlande, avec peut être une porcelaine de moindre qualité. Ils n’avaient pas finit tous les aménagements... Comme il s’y attendait, Evangéline, vêtue de son habituel tenue de cuir blanc, orné du blason ventrue cousu en fils bordeaux se trouvait dans le petit salon et avait déjà préparé les collations. Elle s’inclina à l’entrée d’Even. Se relevant, elle congédia Jason, qui ne se fit pas prier pour retourner à son poste. Il devait prévenir Shizuka et Connor pour qu’ils préparent les appartements de la maîtresse et qu’ils montent et défassent ses bagages.

Evangéline invita Even à s’installer confortable dans l’un des magnifiques canapés victoriens qui se trouvaient là. Evangéline connaissait les préférences d’Even en matière de breuvage, hélas elle ne pourrait rien lui proposer de très substantif.

« Le Maître a été prévenu de votre présence, il ne devrait plus tarder à vous rejoindre. Maîtresse Even, je vous présente mes excuses, n’ayant pas étés prévenus nous n’avons pu faire réserve des « breuvages chauds » dont vous vous délectez. Puis-je toutefois vous proposer du thé vert de Geisha ? Il s’agit bien là d’un de vos préférés ? »

Evangéline sourit à Even et lui sert du thé si elle en veut. Puis elle se place légèrement à l’écart pour ne pas déranger sa maîtresse.

*
Les sonneries avaient cessées et il avait pu s’habiller tranquillement. Il installait la broche lorsque l’on frappa à la porte de sa chambre. Bien, il allait enfin savoir de quoi relevait tout ce remue-ménage. Il invita la personne à entrer. Il s’agissait de Lleldorin, encore une fois. Gildven, lui sourit.

« Qui a-t-il Lleldorin ? Des nouvelles de Père ?

- Non, maître. Il semble que vous ayez une invitée. Maîtresse Even vient tout juste d’arrivée, elle vous attend dans le petit salon. »

Even ? Il avait bien entendu ? Oui, bien sûr qu’il avait bien entendu. Et puis toute ses sonneries... C’était bien Even ! Mais que faisait-elle ici ? Etait-elle seule ? Son sourire se fait plus large et sans plus attendre, il sortit de ses appartements, Lleldorin sur les talons. Il s’était languit de sa présence, mais il était maintenant plus que surprit de la savoir chez lui. Il ne pressa pas le pas, marchant à son allure habituelle, il descendit les escaliers et se dirigea vers le petit salon.

Lorsqu’il ouvrit la porte de celui-ci, le sourire du jeune Ventrue s’illumina à la vue de sa sœur. Saluant au passage Evangéline, il s’approcha d’elle, lui prit la main et y déposa et un tendre et chaste baiser, avant de s’installer face à elle.

« Ma chère Even, qu’il est bon de te revoir. »

Ils n’avaient jamais vraiment été séparés l’un de l’autre et quatre jours étaient finalement une très longue période. Posant le coude sur l’accoudoir de son canapé, il soutient son menton du dos de sa main droite et croisa les jambes.

« En voilà une belle surprise. J’imagine que tu as due être percutante pour que Père et Mère t’autorisent à me rejoindre en si peu de temps. »

Son regard ambré avait flamboyé d’une légère malice, voulant tout savoir sur les manœuvres de sa petite sœur.
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Mer 20 Mar - 1:16

Enfin, on se décidait à lui ouvrir ! Pas trop tôt. C’était donc Jason qui s’occupait de la surveillance ? Pas étonnant qu’elle ait du attendre si longtemps avant de pouvoir entrer que quelqu’un ne se décide enfin à lui ouvrir. Elle espérait que son frère était toujours là et ne se trouvait dieu ne sait où dans Paris. Elle affichait cependant un grand sourire, plus par anticipation de sa rencontre avec Gildven que pour saluer Jason. Elle avait toujours trouvé que de tout les serviteurs de son frère, c’était lui le plus inefficace. Even entra donc dans le grand hall.

Il était richement décoré, comme l’aimait son grand frère. Elle attendit patiemment que Jason s’occupe des dispositifs de sécurité, pendant ce temps elle observait. Visiblement les aménagements n’étaient pas encore terminés. Mais avec les moyens dont ils disposaient, il ne fallait pas s’attendre à un miracle. Enfin, ils se mirent en marche vers le petit salon.

Elle fût quelque peu surprise en y pénétrant. Il s’agissait là d’une réplique quasi-parfaite du salon privée de sa Mère. Il est vrai que Gildven avait toujours aimé cette pièce du château familiale mais de là à la reproduire, elle ne s’y attendait pas vraiment. Elle ne pût qu’esquisser un sourire. Ainsi, elle aurait un souvenir de sa Mère, même ici, loin de chez elle. Son frère était-il nostalgique des vertes terres d’Irlande ? Une question qu’elle devrait lui poser en privée.

Even prit place à l’invitation d’Evangéline. Elle aimait bien cette dernière, même si elle trouvait qu’elle passait bien trop de temps avec Gildven. Toutefois, Evangéline était toujours attentionnée et elle se montrait d’une éducation parfaite. Elle se laissa donc servir son thé préféré – en effet, la suivante de son frère fait extrêmement attention aux détails – et sourit à Evangéline qui s’était déjà retiré dans un coin de la pièce.

« Ne vous inquiétez pas, Evangéline, il se trouve que j’ai eu droit à une petite collation dans le train qui m’a mené à Paris. »

Son sourire ne la quitta pas alors qu’elle portait la tasse chaude à ses lèvres rosées. Elle but son thé en silence, attendant avec impatience que son frère ne fasse son entrée. Elle avait de la chance, il était chez lui ce soir. Ce qui ne prit guère plus que cinq minutes. Il était là, habillé de blanc, comme d’habitude et se déplaçait avec une grâce naturelle. Les manières de son frère avaient toujours étés irréprochables – contrairement à elle. Il faut dire qu’elle n’avait jamais comprit l’engouement aux protocoles et à l’étiquette de certains, mais elle avait apprit et était maintenant irréprochable elle aussi.

Il était assis en face d’elle, et elle ne rêvait que de le prendre dans ses bras, mais elle savait se tenir. Elle n’était plus une petite fille et elle comptait bien le lui montrer. Enfin, tant qu’elle en aurait envie. Elle reposa doucement la tasse et souris grandement à Gildven.

«Il me tardait de te revoir, grand frère ! Quatre jours c’est long... », une mèche de cheveux cachait son œil rouge, mais celui qui était de couleur ambré luisait intensément. « Je n’ai presque rien eu à faire. Mère a tout de suite dit oui et Père a du faire la même chose ! »

Elle toussota, portant une main à sa bouche. Puis repris d’un ton enjoué.
« Alors, c’est ça que tu fais à Paris ? Tu restes tranquillement à la maison ? Moi qui pensait que tu étais très occupé ! » Elle afficha une moue faussement déçue et observa attentivement la réaction de Gildven.
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Mer 20 Mar - 1:48

Sa sœur était à son habitude, le voyage ne l’avait nullement changée. Le sourire de Gildven ne se fit que plus chaleureux. Visiblement, elle n’avait pas prévu de tout lui raconter de suite. Ou peut être voulait-elle juste éluder la question. S’il était vrai que la petite pouvait facilement arriver à faire flancher la résolution de Mère, il n’avait jamais vu Père plier facilement. Il pouvait se montrer aussi têtu qu’elle. Des fois, il lui arrivait de penser que Mère aurait dû être son Sire et Père celui d’Even. Leurs caractères se ressemblaient plus.

Il rit doucement à la pique que lui lançait Even, fidèle à elle même. Si elle avait idée de ce qu’il avait du faire depuis qu’il était arrivé dans cette ville. D’ailleurs... un coup d’œil à l’horloge lui indiqua qui allait probablement être en retard à la réunion de clan. Connaissant sa sœur, elle ne voudrait pas se présenter ce soir et préférerait certainement rester ici à donner des ordres afin que ses appartements soient organisés à sa guise.

« A vrai dire, tu me trouves sur le point de partir pour l’Elyseum, Even. Il y a une réunion à laquelle je ne peux me soustraire, même si j’aurai préféré passer la nuit en ta compagnie. Il serait préférable que tu restes ici, en sécurité jusqu’à ta présentation, la situation est plus qu’instable à Paris »

Son sourire s’était évanouit au fur et à mesure qu’il annonçait à sa sœur le situation réelle de Paris. Légèrement différente de ce que Père lui avait laissé imaginer. Il ne pouvait décidément pas rester plus longtemps, il fallait qu’ils se mettent en route.

« Je suis navré de devoir te laisser ainsi. Cela dit, tu connais mes suivants, ils exauceront le moindre de tes désirs. Je te rejoins dans les plus brefs délais. »

Il s’était levé et approché de sa sœur, lentement, il se baissa et déposa un baiser sur le front de celle-ci. Puis, après un dernier sourire de bienvenue, il se détourna et suivit d’Evangéline, il se dirigea vers le grand hall où les attendait Evan. Il tendit à Gildven le rapport qu’il avait laissé dans son bureau et engea le marche, les conduisant vers la berline noire qui se dirigerait dans quelques secondes vers le Louvre.

[Vers le Louvre]
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Ven 26 Avr - 21:55

[En provenance du parking des ordalies]

La voiture s’arrêta en face de l’hôtel particulier. Dany, qui se trouvait déjà devant la résidence et entreprit d’ouvrir la portière au maître des lieux. Gildven eut un sourire affectueux pour son suivant. Sur les escaliers qui menaient au perron, il pouvait voir sa chère Evangéline. Que faisait-elle là ? Elle devrait déjà être couchée. Toutefois, le sourire de Gildven ne disparût pas.

Il invita ses deux compagnons à entrer avec lui. Une fois à l’intérieur, il examina attentivement Evangéline. Elle avait une vilaine bosse à l’arrière de la tête, mais ne semblait pas blessée outre mesure. Bien... Gildven sentait la torpeur s’approcher, même s’il avait envie de rester plus longtemps avec Evangéline et Dany.

« Je monte me coucher. Vous devriez en faire de même. Prenez la journée. Evangéline, aucune activité inutile : reposes-toi. »

Le ton qu’il avait utilisé n’admettait aucune objection. Il n’avait pas la force de débattre de toute façon. Il se dirigea vers l’escalier et remarqua au passage des valises... C’est vrai qu’Even était toujours là... Il fallait qu’il parle à Père, la nuit prochaine.

Arrivé dans sa chambre, le jeune Ventrue, enleva ses vêtements et posa sur la commode avant de se poser sur le lit. Dire qu’il n’aurait pas le droit à un bain ce soir... Quelle nuit...
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Sam 27 Avr - 19:12

Dans ses draps en coton égyptien, le jeune Ventrue ouvrit ses yeux sur l’obscurité de sa chambre. Il apprécia pendant un moment le calme de sa chambre, mais très vite, il fût rattrapé par les événements de la nuit précédente. Lou Boniface, Ahuizolt Wolfgang et Elea Casato, tous trois capturés sous sa surveillance. Et voilà qu’il devait retrouver Edward Estacado dans l’heure pour le debriefing. Une réunion qui pouvait lui être fatale, et qui le serait peut être. Mais actuellement, il pensait plus au sort réservé aux prisonniers qu’au sien.

Il se leva et observa la pièce, un costume satiné blanc Hugo boss l’attendait. Evangéline... Il lui avait pourtant demandé de se reposer. Inutile de lui en vouloir, c’était dans sa nature. Gildven enfila le costume avant de faire appeler Evan. Il se nourrissait toujours d’Evangéline, mais... là il préférait qu’elle garde ses forces.

Lorsque le jeune homme entra dans la chambre, il l’invita à s’asseoir sur le lit. Evan n’étais pas étranger à ce procédé. Aussi, exposa-t-il son poignet à son maître. Gildven s’approcha, attrapa le poignet et y planta ses crocs avec le plus de douceur possible, se nourrissant du liquide chaud qui quittait Evan.

Quand il eu terminé, il s’essuya la bouche devenue bordeaux et remercia Evan d’un sourire. Il était temps d’y aller. Les deux hommes quittèrent la chambre et Gildven descendit dans le hall où se trouvaient Dany et Evangéline. Bien... Dany servirait de conducteur et Evangéline devait l’accompagner chez Edward.

« Bonsoir, j’espère que vous avez passé une bonne journée. Des nouvelles des équipes de surveillance ? »

Il écouta attentivement le rapport de Dany... rien du tout. Comme si ces trois personnes n’avaient jamais existées... Gildven lâcha un léger sourire.

« Bien, en route, nous devons nous rendre chez le Primogène. »


Spoiler:
 

[Vers la résidence d’Edward Estacado]
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Ven 31 Mai - 22:28

[En provenance du refuge d’Elea]

La Rose l’avait mit dans tous ses états. Elle s’était laissée aller. Elle n’avait probablement besoin que d’une présence. Quelqu’un qui était là et qui pouvait essayer de comprendre ses sentiments qui l’étreignaient. Après ce moment, il la regarda s’éloigner, sortir de la voiture, sans un mot, juste avec un sourire bienveillant.

Quelques instants plus tard, la voiture se mit en branle. Evangéline savait bien qu’ils n’avaient guère de temps à perdre. Le jeune Ventrue s’autorisa enfin un soupir. Il n’avait plus besoin de se retenir, plus besoin de faire bonne figure. Il afficha donc un rictus de douleur. La plaie était refermée, mais l’entaille était profonde, aussi la douleur qu’il ressentait mettrait quelques temps avant de s’estomper.

Il prit son téléphone dans la poche de son pantalon, évitant de regardant le sang qui souillait ses habits déchirés. Tiens. Un message de son primogène qu’il n’avait pas eu le temps de lire. Fâcheux. Une réunion du clan ? Edward ne lui en avait point touché mot en début de soirée... Bon, si la réunion avait bel et bien eut lieu, il fallait l’appeler et s’excuser. Gildven porta le téléphone à son oreille.

Spoiler:
 
Il raccrocha et au même moment la voiture s’arrêta devant son hôtel particulier. Sans attendre, il sortit de la voiture et se dirigea vers la porte d’entrée – ouverte avant qu’il ne l’atteigne – suivit par Evangéline. Il écouta ses serviteurs parler de sa sœur. Elle allait bien, c’était ce qui comptait.

Il monta directement dans ses appartements. Se dévêtit, las, et s’écroula sur son lit. Il n’avait pas la force de prendre son bain ce matin. Pas la joie d’en profiter non plus. Il fallait juste... dormir.
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MessageSujet: Re: Résidence de Gildven Phoenix   Jeu 6 Juin - 13:56

Il n’avait pas envie de se réveiller. Pas du tout envie même. Mais le fait de pouvoir y penser signifiait bien qu’il était réveillé. Dommage... Mais fallait-il bouger ? Sortir de ce lit ? Il avait encore mal, il faut dire que le coup qu’il avait faillit être tranché en deux. Et ces vêtements trempés de sang... Cela dit, il sentait le regard de la jeune femme sur lui. Elle l’observait, probablement depuis un moment déjà. S’il ne se levait pas maintenant, elle allait s’inquiéter, inutilement...

Il n’avait même pas la force de soupirer, mais son corps mort bougea, s’extirpant du lit avec lassitude. Gildven se dirigea machinalement vers la salle de bain et referma la porte derrière lui. Il ne voulait pas rencontrer son regard pour le moment. Non, pas tout de suite... Il laissa tomber ses vêtements au sol. Rien n’était récupérable. La veste et la chemise étaient déchirées et le tout était imbibé de sang. Du sang qu’il retrouvé séché sur sa peau blafarde.

Tournant le robinet d’eau chaude, il s’assit sur le bord de la baignoire attendant que le réceptacle ne se remplisse. Il jouait de l’extrémité de ses doigts sur la surface de l’eau trouble. Cinq minutes passèrent ainsi, dans une curieuse quiétude avant qu’il ne s’immerge totalement dans l’eau chaude.

La pression de l’eau sur son corps, cette douce chaleur. Il pouvait presque se rappeler ce que c’était d’être humain. Bien sûr, il n’avait pas besoin de respirer, ce qui rendait l’expérience d’autant plus intéressante. Ses longs cheveux blonds flottaient au dessus de lui, dansant lentement dans l’eau salvatrice. A quoi bon tout ça ? A quoi bon continuer ?

Pourtant, il devait continuer. Même s’il n’avait pas de but personnel, il avait appris à faire sien l’honneur de son clan. C’était probablement la seule chose qui le retenait. Et il avait beaucoup à faire... D’accord appeler Père, régler cette histoire avec Even. Ensuite rejoindre le clan pour une réunion. Et enfin, se rendre chez Elea... C’était cette partie qu’il attendait et craignait le plus.

L’eau refroidissait peu à peu. Il était temps... Il se releva, immergeant de la baignoire de quiétude. Il s’essuya et s’en retourna dans sa chambre. Son habit de la soirée était sur le lit, comme d’habitude. Un costume blanc et la cape blanche au fermoir en forme de sceptre argenté. Gildven s’habilla, exposant dans un premier temps sa nudité à Evangéline, assise sur son lit, mais qui ne laissa paraître aucune impression de malaise.

Il s’assit près d’elle. La suite logique de leurs petits rituels du matin. Mais il avait été affaiblit... Il allait juste prendre ce qu’il lui fallait. Lentement il leva le poignet de la jeune femme vers lui, pour enfin y planter ses crocs. Quelques minutes d’extases pour eux deux, mais aussi de dégoût pour lui. Lorsqu’il eut terminé, il offrit un sourire à son amie. C’était la seule chose qu’il pouvait faire pour la remercier.

Alors qu'il comptait appeler son Père, le téléphona sonna. Edward Estacado. Gildven répondit sans perdre de temps. Il s'en allait déjà ? Impossible ! Dire qu'il commençait à éprouver de l'admiration pour cet homme... D'Arcy primogène ? Cela lui semblait être prématuré, mais il n'avait pas à juger des décisions du primogène. Après avoir répondu et donné son avis, il raccrocha et soupira.

Bon... maintenant appeler son Père. Il prit son téléphone et composa le numéro. L’homme en mit que quelque seconde à lui répondre. Cette voix si familière et si réconfortante.

« Bonsoir Père. Il n’était pas dans mon intention de vous déranger, mais j’ai à vous parler.
[Silence]
Oui, effectivement, c’est à propos d’Even. Vous connaissez la situation à Paris, je suis sûr que vous en savez presque autant que moi, sinon plus.
[Silence]
Merci Père, vos paroles m’honorent et je tâcherai d’accomplir la tâche qui m’a été confiée avec et pour l’honneur du notre nom. Mais, Père, si vous êtes au courant, pourquoi avoir pris le risque de l’envoyer ?
[Silence] »

Gildven émit un petit rire en écoutant la réponse de son Sire.

«Effectivement, je sais à quel point elle peut être têtue. Un trait de caractère assez présent dans notre famille. Je comprends mieux votre décision.
[Silence]
Bien sûr. Je ferai pour le mieux. Elle prendra l’avion cette nuit même. Je pense qu’elle aura déjà réalisé que la ville n’est pas sûre.
[Silence]
Bien, Père. Veuillez passer ma sympathie à Mère je vous prie. Que la nuit vous soit agréable, cher Père. »


Il comprenait mieux, maintenant. Père aurait pu contraindre Even de rester à Galway, mais tant qu’elle n’aurait pu la situation par elle même, elle aurait tout fait pour venir le retrouver. Autant donc lui fournir cette occasion alors que la situation s’y prêtait encore. Il aurait dû s’en douter. Il ne faisait jamais rien sans raison.

A peine avait raccroché que son téléphone sonnait de nouveau. Il ne connaissait pas ce numéro. Il répondit. Dame de Sancy ? Qui était-ce ? Peu d’importance. A ce qu’il entendait, Lefol faisait désormais parti du clan. Il répondit rapidement à l’infant de la Sénéchale avant de raccrocher.

Spoiler:
 
Il fit signe à Evangéline de le suivre. Ils descendirent les escaliers, saluant les autres suivants lorsqu’ils les rencontraient. Dany les attendait à l’entrée. Quelques instants plus tard ils étaient assis dans la voiture qui se dirigeait vers le refuge du clan Ventrue.

[Vers le refuge]

Spoiler:
 
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